(Lire la première partie)
Le 26 avril dernier, à New York, s’est tenu la conférence organisée par l’Américain Empire startups. Le hub des communautés des startups de fintech de la grosse pomme et de San Francisco rassemblait les fines fleurs de la fintech à l’occasion de sa conférence bi-annuelle. Stéphane Toullieux, fondateur TLLX et Président d’Athymis Gestion y était. Qu’en a-t-il retenu ?

Le boom de la Tech dans l’immobilier 

Le sujet rassemblait le panel le plus dynamique de la Conférence, pour qui l’idée même de voir intégrés à leur marché des outils modernes semblait acquise. Dans leurs observations, Stéphane Toullieux a notamment relevé que la notion de transparence s’imposait de plus en plus sur l’ensemble de la chaîne de valeur immobilière.
Parmi les conseils donnés aux startups : aller vite sans craindre d’être copié et ne pas gaspiller ses liquidités.
Un ralentissement net des levées ainsi qu’une baisse nette des valorisations, devenues irréelles selon certains, ont été observés. Mais il y a des opportunités de consolidation.
Un constat : le marché de l’immobilier n’a pas véritablement changé depuis les années 70. Il n’est donc pas nécessaire d’y intégrer toutes les outils tendance du moment : machine learning, big data… Il reste des besoins simples auxquels répondre.
Le mot de la fin : ne pas chercher pas à optimiser le prix, mais trouver plutôt de bons partenaires VC.

Un domaine à fort potentiel : la « Compliance » et les « Regtech »
Un constat, celui d’un environnement qui évolue, et nécessite de plus en plus une étroite coordination entre les régulateurs. Pour rappel, ces derniers sont là pour assurer la protection des
clients, le bon déroulement des affaires et préserver le système dans son ensemble.
Il est préférable d’intégrer en amont du développement les contraintes posées sur son marché par le régulateur. Et de les respecter à l’international : ainsi, en Europe, une amende, chiffrée jusqu’à 4% du chiffre d’affaires, peut être encourue en cas d’atteinte au respect du caractère privé des données.
Louée de manière générale pour sa modernité en matière de Tech, Londres est ici à nouveau distinguée pour son approche prospective de la régulation.
Par ailleurs, est-il étonnant d’apprendre que le degré de complexité d’une réglementation est corrélative à la complexité des places de marché ? Ce qui plaide pour un appel concerté à des règlementations transfrontalières.
Enfin, nul ne sera étonné d’apprendre qu’en matière de « compliance » et de « regtech », comme partout, l’innovation est plus rapide que la réglementation.

Succès et échecs dans les investissements Fintech : la parole est aux VC
Parce qu’il n’est pas de financement sans que soit menée une petite enquête, les VC, avant de jeter leur dévolu sur un projet, s’appuient notamment sur les réseaux sociaux. Demande de références, déjeuners et diners passés avec les équipes, les VC ne s’en tiennent pas qu’aux pitchs, loin de là… Car au fond, en matière d’accompagnement, l’objectif du VC n’est pas tant de parler que d’être entendu. Des sites comme AngelList (angel.co) sont devenus incontournables. Un peu comme avec les sites de rencontre, on a peu honte de s’y référer, mais il devient de plus en plus difficile de s’en passer.
Autre constat : la montée en flèche de certaines valorisations alors que dans le faits, trop de levées présentent des valorisations en baisse. Y aurait-il un effet loupe ?
Une tendance qui se confirme : la montée en puissance du nombre de dossiers « Blockchain »
Un conseil (d’ami ou de débutant) : à moins de vouloir brûler ses réserves de cash, attention à ne pas investir sur un produit dont le marché n’est pas encore prêt.
Enfin, une bonne pratique : ne pas hésiter à mutualiser l’information auprès de sa communauté. Quand on commet une erreur, il est bien vu de la partager. Jusque chez les VC, la philosophie 2.0 fait des émules.

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