Après avoir passé en revue les résultats mitigés du baromètre du marché des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) de BNP Paribas Cardif, FinTech Mag approfondit la question de la montée en puissance des robo-advisers.

Pesant en France moins de 100 millions d’euros d’actifs sous gestion en avril 2016, les robo-advisers tricolores peinent à attirer des clients par manque de visibilité…

 

Les avantages disruptifs des robo-advisers

Cela pourrait bien ne pas durer éternellement : d’après une étude de la banque britannique Barclays, ils présentent en effet au moins cinq atouts susceptibles de séduire les épargnants :

  1. Les robo-advisers permettraient de conquérir les petits et moyens investisseurs qui n’intéressaient pas les conseillers en gestion de patrimoine ni les banquiers privés
  2. Ils sont moins chers et plus transparents que les conseils traditionnels
  3. Les services qu’ils proposent sont plus simples et plus intelligibles
  4. Ils permettent de cibler la génération Y, qui n’a jamais constitué un segment de clientèle visé par l’industrie de la gestion de patrimoine ou de la gestion d’actifs
  5. Anonymes, les services de robo-conseiller sont accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

 

De plus en plus de banques converties

Et il n’y a pas que chez Barclays qu’on voit dans l’intelligence artificielle une voie d’avenir toute tracée pour la finance. En Grande-Bretagne toujours, l’arrivée des nouveaux acteurs Nutmeg ou Scalable pousse les grandes banques traditionnelles anglaises (Barclays mais aussi Royal Bank of Scotland, Lloyds et Santander UK) à lancer leur propre robo-adviser. Idem en Allemagne, où la Deutsche Bank a donné naissance à «maxblue».

Goldmann-Sachs, enfin, en rachetant en mars dernier la startup texane Honest Dollar, semble s’être, pour sa part, piquée d’intérêt pour un robot qui sélectionne des fonds indiciels cotés pour ses clients après avoir évalué leur degré d’aversion au risque.

Pour les robots, le potentiel en terme de marché est gigantesque. Car si le revenu global généré en 2015 par ces derniers n’était que 30Mds de dollars, leur revenu escompté à l’horizon 2020 pourrait bien approcher les 500 Mds.

Bonne ou mauvaise fortune, les robots ne compteront pas pour des prunes.

 

En savoir plus

– Les 5 atouts des robo-advisors pour disrupter les finances perso

– Barclays wants a robot to do your banking

– Robo-advisory firms shake up The City

 

 

 

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