Le leader français de l’assurance entend encourager la naissance de modèles disruptifs en dotant un « start-up studio », c’est-à-dire un créateur de start-up, de 100 millions d’euros. Un projet ambitieux pour ne pas laisser le monopole de l’insurtech aux entreprises de la Silicon Valley.

L’ assurtech (insurtech en anglais) est à l’assurance ce que les fintech sont aux banques : des start-up qui misent sur les technologies disruptives pour construire l’économie de demain dans leurs domaines respectifs. Conscient des bouleversements en cours dans le secteur cousin de la finance, l’assureur français Axa a décidé de miser 100 millions d’euros sur un « start-up studio »* pour ne pas rester au bord du chemin. Kamet — c’est son nom — sera officiellement lancé le 1er janvier prochain. Déjà très présent dans l’innovation, à travers son fonds de capital-risque, Axa Strategic Ventures, et son incubateur Axa Factory, le Groupe s’engage désormais directement dans la création de start-up afin de participer à la transformation numérique de l’assurance.

Son futur directeur, Stéphane Guinet, promet déjà « des thématiques et des idées de business model ou d’expériences clients révolutionnaires », qui émergeront à la fois en Europe, en Asie et aux États-Unis, autour d’équipes recrutées pour l’essentiel à l’extérieur du groupe Axa et des Axa Labs de Shanghai et de la SIlicon Valley. Les projets pourront naître directement au sein de Kamet, provenir d’entrepreneurs extérieurs ou encore être portés par des collaborateurs d’Axa souhaitant lancer une start-up. Bref, beaucoup d’initiatives sont à attendre dans l’assurtech.

 

* Selon wikipedia, un startup studio est « une entreprise qui crée des startups en s’appuyant sur des ressources partagées et une équipe multidisciplinaire. Les startups studios sont aussi appelés startup factory (usine de startups), company builder ou venture builder ».

 

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