Dans une interview réalisée par Guillaume-Olivier Doré, CEO de Robin’Finance et de FinTech Mag, Aymeril Hoang, directeur de l’innovation à la Société Générale, nous parle de la stratégie de développement du groupe, axée autour des startups et de la transformation numérique.

Aymeril Hoang

Guillaume-Olivier Doré : Aymeril, bonjour ! Merci d’être avec nous aujourd’hui. Alors, petite question ! Tu as un parcours relativement éclectique, tu es aujourd’hui responsable de l’Innovation à la Société Générale. Première question, est-ce que tu peux nous raconter en deux mots ton parcours historique, puisque le poste a été créé pour toi, il y a quelques mois, maintenant ? Ce que tu as fait avant et ce qui t’as plu dans la création de ce poste ? Et le fait de prendre cette responsabilité au sein d’une grande banque française ?

Aymeril Hoang : Je viens du monde des télécoms et de la régulation, à l’origine, et ensuite je suis parti à San Francisco où j’ai passé plusieurs années à accompagner des start-ups françaises du numérique dans leur développement aux États-Unis. Je suis revenu à Paris pour créer une start-up internet dans les services immobiliers en 2010. Et en 2012, avec la campagne de François Hollande avec Fleur Pellerin, j’ai rejoint son cabinet comme conseiller en relation numérique pendant 2 ans. Et puis, après un petit passage sur un projet avec 360 Capital Partners, j’ai rejoint Société Générale en septembre 2014 auprès de Françoise Mercadal-Delasalles qui est en charge de l’innovation et des ressources au niveau groupe, et qui est globalement chargée de la transformation digitale et culturelle, oserais-je dire, de notre groupe pour accélérer notre transformation.

Guillaume-Olivier Doré : L’idée de la création d’un poste comme ça, c’est d’anticiper la mutation digitale de la banque ? C’est de la créer, de l’organiser, de la structurer, de la faire s’évangéliser en interne ?

Aymeril Hoang : C’est un travail collectif; le rôle, qu’on s’est assigné avec mon équipe, c’est d’aider les autres en interne, à voir plus de start-ups, à tester plus de choses plus facilement, à pouvoir bénéficier de coupe-fil, je dirai, en termes de procédures. Pour faire des expérimentations qui ne méritent pas toute notre machinerie extrêmement solide, mais qui nourrissent notre besoin de réflexion stratégique et nous permettent de tester concrètement.

 

Guillaume-Olivier Doré : Est- ce que ça préfigure un moment où la Société Générale pourrait demain faire comme Arkéa, commencer à prendre des participations, créer des fonds d’investissement dédiés, au-delà de la partie culturelle, de la partie aspiration de la culture qui semble être le défi initial ?

Aymeril Hoang : La Société Générale prend déjà des participations dans des start-ups, acquiert des start-ups. C’était déjà dans son ADN, la Société Générale a un historique d’acquisition. Boursorama, c’était ça. Lyxor est une start-up interne. Non, la question pour nous, c’est de le faire plus, d’aller plus loin et d’arriver à consacrer du temps à des choses qui sont petites au regard de nos business aujourd’hui, mais qui construisent l’avenir.

Guillaume-Olivier Doré : Effectivement ! Bordeaux Fintech… Donc, c’est la première fois que vous êtes partenaire de Bordeaux Fintech. Vous y cherchez quoi ? Vous y venez pour quoi ? Parce qu’on a beaucoup d’entrepreneurs, on a finalement assez peu de maisons institutionnelles comme la vôtre. Vous êtes la seule banque présente ici à être venue. Donc, il y a une démarche un peu particulière, et donc qu’est-ce que vous cherchez autour de ça ?

Aymeril Hoang : Bordeaux Fintech, correspond exactement à ce qui nous plait en termes de rencontres, c’est-à-dire déjà un lieu totalement disruptif, créatif et d’hybridation qui est à la base d’une stratégie d’ouverture en France et dans le monde.

Deuxièmement, Bordeaux Fintech, c’est une conférence à taille humaine, avec beaucoup d’entrepreneurs. Donc pour nous, c’est pouvoir générer le maximum de conversations informelles avec les entrepreneurs et leur donner envie de passer du temps avec nous. Et pour leur donner envie, il faut être assez cash, je pense, sur notre ambition, à nous, d’ouverture. Et puis concrètement, à être capable de les aider s’ils ont en besoin.

Guillaume-Olivier Doré : D’accord, ça parait très clair ! Merci beaucoup Aymeril ! Ça fait plaisir !

Aymeril Hoang : Merci, Guillaume, et à l’année prochaine ! Merci.

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