Partenaire de la seconde édition de Bordeaux Fintech, Blackfin est un fond dédié aux services financiers. Deux pôles d’investissement sont à l’œuvre. Un premier fonds de capital développement dispose de 400 M€ depuis janvier 2016. Un second, de capital risque, dédié à la Fintech, devrait voir son premier closing de 120 M€ bouclé d’ici la fin de l’année. Une équipe dédiée est en cours de constitution; pour en savoir plus sur sa stratégie, FinTech Mag s’est entretenu avec son Directeur général, Paul Mizrahi.

Vers quels projets Fintech va se tourner Blackfin?

Du point de vue sectoriel, vers tous les domaines de la Fintech, de l’Assurtech, sur des dossiers règlementaires aussi, bref tous les dossiers qui concerne les startup de la banque et de l’assurance. Côté marché, nous visons l’Europe continentale, avec une inflexion particulière pour les dossiers qui émaneront de France, d’Allemagne ou du Benelux. Nous investirons principalement en série A, sur des projets dont le modèle a démontré que le produit répond a une demande. Nous n’excluons pas d’investir plus tôt, à l’amorçage de certains dossiers qui nous sembleraient prometteurs.
Accompagner des séries A nécessite d’investir entre 1 M€ et 5 M€. Avec 120 M€, nous pourrons suivre les projets les plus solides dans leur développements ultérieurs. Pour ce faire, une enveloppe d’environ 20 M€ sera consacrée à l’accompagnement dans les tours suivants.

Justement, de quelle manière envisagez-vous d’accompagner les entrepreneurs ?

Notre approche est indissociable de notre expérience. Avant de fonder Blackfin, nous avons crée Fortuneo en 1999, que nous avons revendu en 2006 au Crédit Mutuel Arkéa. Avant d’investir des fonds dans la Fintech, chacun des associés a pu expérimenter les différentes étapes de la réussite de l’entrepreneur. Assurément, ça influera sur notre rapport avec les startup que nous défendrons, avec qui nous serons en mesure de discuter d’entrepreneur à entrepreneur. Nous serons clairement plus hands on que off. De la même façon, nous poursuivrons un modèle d’investissement bottom up, en valorisant au mieux les qualités des équipes, en s’assurant de leur capacité à réaliser le projet, tout en ayant conscience que le modèle est susceptible d’évoluer. Ceci dit, en série A, l’opérabilité du projet est déjà démontrée.

Vous êtes partenaires de Bordeaux Fintech. Qu’en attendez-vous ?

Nous souhaitons faire savoir que Blackfin se positionne fortement sur la Fintech. Et rencontrer des entrepreneurs, raison pour laquelle nous figurerons dans le jury du concours de pitch. Si les dossiers seront probablement early stage par rapport à notre stratégie d’investissement, cela permettra d’établir un dialogue avec les meilleures équipes, quitte à les accompagner dans leur développement et investir plus tard.

 

En savoir plus sur

– Blackfin

– La seconde édition de Bordeaux Fintech

 

 

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septembre 27, 2016 6:00
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