Les start-up dont la valorisation est supérieure ou égale à un milliard de dollars de chiffre d’affaires gagnent le droit d’être baptisée « Licornes ». Sur les 130 Licornes recensées dans le monde, une quarantaine évolue en Europe dont 3 en France. Dans le domaine des Fintech, 25 start-up ont été distinguées par le Journal du Net. Depuis le paiement en ligne et le crowdfunding jusqu’à l’assurance en ligne ou le paiement par abonnement, elles couvrent une bonne part de l’activité bancaire. Présentation.

La qualification de « Licornes » (« Unicorn »  en anglais) a été inventée par Aileen Lee, une spécialiste du capital-risque aux Etats-Unis, dans une étude démontrant que moins d’une entreprise sur 1000 bénéficiant de fonds de capital-risque atteignait dans la réalité une valorisation supérieure à un milliard de dollars. Cherchant un mot qui traduirait cette notion de rareté, tout en suggérant une certaine puissance, Aileen Lee a au final choisi le terme « Licorne » qui sous-tend également une signification un peu magique : « Les entrepreneurs et fondateurs d’entreprise ont des rêves, et se sont donnés pour mission d’inventer des choses totalement inédites ». Les exemples de licornes les plus emblématiques aujourd’hui sont Dropbox, Uber, BlaBlaCar, Snapchat, etc.

Si l’Europe recense environ une quarantaine de « Licornes », seulement trois sont françaises : BlaBlaCar, Ventesprivées.com et Criteo. Dans le domaine des Fintech, on compte au moins 25 Licornes. Depuis les outils de paiement en ligne et de fidélisation mobile jusqu’aux services de transfert d’argent international, en passant par le crowdfunding, le prêt entre particuliers, les prêts étudiants, à l’assurance en ligne, le paiement par abonnement et la comptabilité en mode Cloud, de nombreux domaines bancaires sont représentés.

Licornes, Décacornes, Pentacornes et Dragons de la Fintech

Lufax, l’une des plates-formes de financement et de prêts entre particuliers les plus importantes de Chine, affiche la première valorisation de ce classement : 10 milliards de dollars, suivie par Square, un acteur du paiement fabriquant également des lecteurs de cartes pour mobiles (6 milliards de $) et Markit, fournisseur d’informations financières (5,1 milliards de $). Ces start-ups ont toutes en commun le fait d’être accompagnées par des investisseurs prestigieux, qu’ils soient des célébrités – Richard Branson, Peter Theil, ou Jack Dorsey – ou des fonds d’investissement – Google Ventures, Sequoia Capital, Goldman Sachs, City, Credit Suisse, etc.

Notons que dans le jargon de l’investissement, une Licorne est valorisée de 1 à 10 milliards de dollars, au-delà, la « décacorne » affiche une valorisation comprise entre 10 et 50 milliards de dollars et la « pentacorne », au-delà de 50 milliards de dollars. De plus, la notion de « Dragon » désigne des entreprises qui, en se vendant, remboursent à elles seules l’intégralité de tous les autres investissements des capitaux-risqueurs. Enfin, cotée en Bourse depuis la semaine dernière, on peut considérer que la société Square atteint le statut ultime post licorne, la « Listed Company » !!!

 

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