À la veille du long week-end de la Toussaint, FinTech Mag selectionne pour vous trois analyses pour mieux comprendre l’écosystème Fintech : un top 100, un décryptage de business model et un portrait d’entrepreneur.

Top 100 des meilleurs Fintech par KPMG

Dans la foulée de la livraison trimestrielle de son étude « Venture Pulse », KPMG a rendu son classement annuel des « meilleures » Fintech. Dans son Top 100 figurent trois acteurs français: la plateforme de financement des PME, Lendix à la 32e place des « 50 Fintech les plus établies et reconnues à travers le monde pour leur expertise » ; parmi les « 50 étoiles émergentes », se hissent la cagnotte en ligne Leetchi, rachetée par Crédit Mutuel Arkéa, et un comparateur d’assurances de cartes bancaires, Fluo.

Signe des temps, les chinois alignent quatre des 5 Fintech de tête : première au classement, Ant Financial, ex-Alipay, filiale du mastodonte Alibaba. Suivent ensuite dans le Top 10 trois Américaines (Oscar, Avant et SoFi), une Britannique (Atom bank) et une Allemande (Kreditech).

 

Néo-banque, quelle rentabilité ?

Sujet d’un vif débat à l’occasion du dernier Bordeaux Fintech, la question des néo-banques continue de faire couler de l’encre. En témoigne cette enquête d’Aude Fredouelle pour le JDN, qui conclue que le business model des néo-banques est très fragile. Avec des stratégies de monétisation (commissions interchange, services financiers comme le transfert d’argent à l’international, crédits et épargne…) sans grandes promesses de revenus éclatants, elles doivent également faire face à un coût d’acquisition client extrêmement. Elles pourraient trouver un relai de croissance grâce à leur étroite connaissance client et tirer leur épingle du jeu en devenant apporteur d’affaires avec des offres ciblées.

De nouveaux acteurs sont dans les starting blocks comme Orange qui s’apprête à lancer Orange Cash en janvier, profitant ainsi de la mise en place par le gouvernement du mandat de mobilité bancaire. « En s’appuyant sur sa base de clients et sur ses autres activités, Orange pourrait se montrer agressif sur les tarifs bancaires et obtenir des coûts d’acquisition bien plus faibles que les autres néo-banques.» A suivre…

Un article passionnant, enfin, à lire sur Les Echos, celui de Benoît George qui dresse le portrait de Peter Thiel, fondateur de Paypal et l’un des premiers investisseurs de Facebook. Un gourou de la Silicon Valley pas comme les autres (en existe-t-il seulement des ressemblants ?) qui est loin d’être techno-béat. Il faut « résister à l’utopie technologique », confiait-il au Monde dans un portrait tout aussi vivant. À « l’idée que la technologie a un élan et une volonté propre » en lui imprimant une volonté individuelle et entrepreneuriale, condition indispensable pour créer la « machinerie de liberté à même de rendre le monde sûr pour le capitalisme. »

À méditer.

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octobre 28, 2016 2:29
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