A l’heure de l’explosion du nombre de Fintech, certaines ont la chance d’entrer dans le club très fermé des licornes. Qui sont ces Fintech ? Sur quels secteurs d’activité exercent-elles ? D’où viennent-elles ? Qui sont leurs incubateurs/accélérateurs et investisseurs ?

Face à l’explosion du nombre de Fintech, une question légitime se pose : quelles seront les prochaines licornes, c’est-à-dire, celles qui atteignent le milliard de dollars de valorisation !

Focus sur le parcours à suivre pour décrocher le sésame.

Qui sont les licornes ?

Aujourd’hui près d’une quarantaine de Fintech font partie de ce club très fermé des licornes et, dans les prochaines années, une trentaine d’entreprises supplémentaires devraient venir gonfler les rangs : Wealthfront, Betterment, Rong360, Wonga, Q2, WorldRemit, Taulia, Radius, Oportun, Cercle Internet Finances, AnJuke, etc. Toutes ces entreprises frôlent déjà le milliard de dollars de valorisation.

Quel secteur investir pour devenir licorne ?

Les heureuses élues sont présents sur tous les secteurs d’activité : investissement, assurance, prêts, crédits, immobilier, sécurité, paiement, comptabilité. Mais deux secteurs sont particulièrement bien représentés : le prêt et le paiement avec respectivement 29% et 27% de licornes et semi-licornes. Loin derrière, l’immobilier avec 8% suivi de l’assurance et l’investissement avec 6%. A noter que l’assurance, secteur resté très traditionnel, représente un fort potentiel de développement pour les Fintech.

Quels sont les lieux propices au développement d’une licorne ?

Sans surprise, la Silicon Valley.. Lieu de culture de l’innovation, de réseaux et de tests de solutions innovantes, la Silicon Valley compte de nombreuses licornes : Stripe, Lending Club, Prosper, SoFi, Square., etc Par ailleurs 7 des 10 meilleurs accélérateurs de startups sont en Californie. Toutefois New York tente une percée et mise sur le Bitcoin. Ainsi Big Apple est la première ville à adopter les directives relatives à cette monnaie virtuelle et à autoriser le paiement en Bitcoin pour les stationnements. Soulignons qu’elle compte aussi quelques investisseurs notables comme Bain Capital Ventures, JP Morgan, Pete Casella, ou Maria Gotsch qui se disent prêts à investir dans des Fintech sur tous les secteurs d’activité (assurance, gestion d’actifs, prêts, systèmes de négociations, etc).

Sur le vieux continent, Londres est la plaque tournante de cette industrie avec quelques licornes comme Klarna, iZettle, Adyen, Cercle financement, TransferWise, PATA Technologies. Selon Bloomberg, Tech Crunch et Huffington Post, le sud est de l’Angleterre est plus dynamique que la Californie en termes d’emploi, de fonds, et d’offres dans les Fintechs. Ainsi les startups européennes ont recueilli plus de 2,8 milliards de dollars de capital risque au deuxième trimestre 2014, soit le trimestre le plus élevé depuis la belle époque avant le krak de 2001.

L’Asie vient également challenger la Silicon Valley et New York avec One97 et Lufax. L’Inde, Singapour, Hong Kong ne sont pas en reste. DBS, premier groupe de services financiers en Asie investira 7,1 millions de dollars dans les cinq prochaines années pour soutenir le développement de cet écosystème à Singapour. De son côté, le géant japonais Raktuten vient de lancer son fonds d’investissement dédié aux Fintech : 100 millions de dollars pour soutenir des projets très innovants.

Quels investisseurs cibler ?

Pour choisir son investisseur il est bien d’identifier ceux qui ont le plus de licornes à leur actif. Sequoia Capital (Klarna, TransferWise, Stripe, Prosper, Square) Khosla Ventures (Stripe, Oscar), Accel Partners (Cercle Financement), First Round Capital (Square), Draper Fisher Jurvetson (Prosper, et 23 licornes), SV Angel (Crédit Karma, Zenefits, TransferWise), Y Combinator, minuscules Capital, Benchmark Capital Citi Ventures (Square, Betterment), Felicis Ventures (Ayden, Credit Karma, FundersClub), Index Ventures (Ayden), Général Atlantic (Klarna, Ayden, Avant), Intistutional Venture Partners (Klarna, Zenefits, SoFi), A16Z (Stripe, Zenefits), Wellington Management (SoFi, PATA Technologies,) ou encore Bain capital Ventures sont parmi les plus actifs du secteur.

Quels sont les bons incubateurs/accélérateurs ?

La première étape est la phase d’amorçage. Des incubateurs et accélérateurs apportent des conseils pour transformer l’idée en produits ou services et soutiennent les entrepreneurs dans cette phase de démarrage. Citons Plug and Play un incubateur/accélérateur bien connu compte à son actif plus de 250 sociétés notamment PayPal, Dropbox, Lnding Club, CreditSesam, Mobibucks, Zoosk, Trulioo, etc.. Y-Combinator est également très performant, avec sa communauté de 1600 fondateurs et plus de 800 startup accompagnées dans leur phase de démarrage. Et dans le top 10 des accélérateurs citons Holland FinTech, iAccelerate, Bright Bridge, Inno Tribe, FinTech Innovation lab, L39, Barclays Accelerator etc.

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