L’année 2017 a commencé en fanfare avec la succession de rachats de fintechs par les grands acteurs traditionnels. Morning, Compte-Nickel par BNP Paribas, KissKissBankBank par La Banque Postale ou encore Credit.fr… La saga continue ! C’est au tour de Pumpkin de changer de main et de tomber dans l’escarcelle d’un grand groupe : le Crédit Mutuel Arkéa.

Crédit Mutuel Arkéa rachète 80 % du capital de Pumpkin : une opération stratégique mûrement réfléchie

Avec Pumpkin, le Crédit Mutuel Arkéa n’en est pas à son coup d’essai. En effet, le groupe compte déjà dans son Lab : Yomoni, Linxo, Leetchi… Ce rachat démontre la volonté du Crédit Mutuel Arkéa de rester à la pointe de la technologie, de l’innovation et des usages pour faire face au marché concurrentiel du paiement par mobile et de la néobanque. Pour tenir tête à Lydia, SharePay, Morning, Monzo, N26, entre autres. Pour rappel, les cofondateurs conservent 20 % du capital et « garderont une totale autonomie dans la conduite de leur activité » selon un communiqué officiel.

D’après Ronan Le Moal, directeur général de Crédit Mutuel Arkéa, Pumpkin possède un savoir-faire marketing indéniable qui lui permet de créer une relation de proximité avec ses clients que les banques traditionnelles n’ont pas. En effet, depuis son lancement en 2014, Pumpkin est un acteur clé du paiement par mobile auprès des jeunes. La raison est simple. La fintech propose une interface ergonomique et facile à prendre en main, aux fonctionnalités communautaires. Pour une génération branchée réseaux sociaux, les offres de la jeune pousse trouvent très vite écho.

« Les fintechs, comme Pumpkin, ont démontré leur capacité à répondre aux nouveaux besoins d’usage et de mobilité des clients, grâce notamment à des interfaces fluides et simples qui améliorent l’expérience client. Avec Pumpkin, que nous connaissons bien, nous avons l’ambition de poursuivre la transformation de nos métiers, avec le lancement d’une néobanque mobile à destination des millennials en Europe » explique Ronan Le Moal.

 

La naissance d’une néobanque opérationnelle d’ici la fin 2017

Avec 250 000 clients dont 75 % à 80 % sont actifs et près de 5 millions de transactions par mois, l’application qui a dédramatisé les remboursements entre particuliers a séduit les jeunes adultes. Mais c’est encore loin derrière le leader français Lydia qui en compte environ 900 000. Désormais, les cofondateurs comptent accélérer de manière significative le développement de Pumpkin. Pour Constantin Wolfrom, cofondateur de la fintech : « L’objectif est de développer les cas d’usages pour passer à une utilisation quatre fois par jour ». Grâce à la puissance, puis à la vision novatrice et ambitieuse du grand groupe, Pumpkin espère se positionner en tête de ce nouveau marché.

Pour l’heure, le Crédit Mutuel Arkéa va injecter 15 millions d’euros pour accélérer le lancement de la néobanque. L’objectif ? Conquérir les 18 à 28 ans dès la fin de l’année. Pour les protagonistes de la finance, cette cible est une manne. Pour l’instant, les fintechs ont le monopole de ce marché, mais elles ne possèdent pas les fonds nécessaires. Raison pour laquelle les prises de participation des grands groupes dans le capital des fintechs s’accélèrent. « Au Crédit Mutuel Arkéa, nous avons la conviction que la collaboration entre les acteurs traditionnels et les fintechs est créatrice de valeur ajoutée », poursuit Ronan Le Moal.

Une néobanque qui repense les services bancaires

Elle proposera d’abord une carte de paiement, puis ses services s’étofferont rapidement. À terme, il y aura une offre complète : cartes de paiement personnalisées et collaboratives, émission de relevé d’identité bancaire, intégration d’un gestionnaire de finances personnelles pour gérer son budget.

L’enthousiasme semble bel et bien au rendez-vous. C’est une nouvelle page de l’histoire, de la finance en général et de la Fintech en particulier qui est en train de s’écrire.

 

Et pour rappel Constantin Wolform avait pitché pour FinTech Mag lors de Bordeaux Fintech 2016 ! 

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