L’avènement d’Internet et des réseaux sociaux a engendré un monde hyper-connecté propre à bouleverser la banque. Les startups du secteur s’appuient sur l’efficience de leurs services, parfois basiques mais toujours adaptés aux besoins de leurs utilisateurs et surtout, plus compétitifs en terme de prix.

Parce qu’elles excellent à décrypter les nouveaux besoins des consommateurs et y répondent, les fintechs ont induit de nouveaux modes de « consommation » des services bancaires et financiers et se sont mis au défi d’en assurer la fourniture. Infiltrées sur le marché « par le bas », avec le grand public pour cible, ces fintechs bouleversent l’économie. Leur innovation est une innovation de rupture.

Collaborer pour des raisons d’agréments, de capital ou de compétences

Parallèlement, la maîtrise des technologies financières et des supports digitaux est en passe de devenir un prérequis pour tous les acteurs bancaires. L’architecture dont ont hérité les acteurs historiques du secteur leur offre la maîtrise d’un réseau bancaire sophistiqué, et extrêmement vaste. Les fintechs se retrouvent obligées de s’appuyer sur ce réseau et ne sont pas en mesure de développer le leur, pour des raisons de compétences, d’agréments ou de capital.

Pour autant, il n’est pas avéré que cela soit un de leurs objectifs. En se concentrant sur les activités de distribution au consommateur final, qu’elles soient B2C ou B2B, les startups de la technologie financière peuvent se passer d’une structure lourde, avec à la clé des économies de structure et de fonctionnement, et une agilité propice à l’innovation.

Le champ d’innovation affecte les infrastructures existantes de différentes manières. En Pologne, mBank est devenue une banque 100 % digitale, ailleurs, un regroupement de fintechs offrant une gamme complète de services financiers a pu être observé.

Vers une consolidation du marché bancaire

Pour autant, l’hypothèse la plus probable à l’heure actuelle est celle d’une cohabitation entre fintechs et institutions bancaires. Entre les fintechs dites collaborative et celles dites disruptive (compétitives), c’est l’approche collaborative qui a le plus de chance de l’emporter, avec pour corolaire la répartition des rôles suivante : les institutions historiques gèreraient la structure du réseau bancaire moyennant une commission, et les fintechs se concentreraient sur l’aval de la chaîne de valeur, devenant ainsi un intermédiaire privilégié.

Les banques sauront-elles conserver une partie du « front end » ? Tout dépendra de leur capacité à intégrer les nouvelles technologies financières dans leurs modèles économiques. C’est en définitive à une consolidation du secteur qu’on ne va pas tarder à assister : les banques intègreront les technologies financières innovantes à leurs modèles économiques par des rachats et les fintechs s’approprieront l’aval de la chaîne de valeur des banques.
Quoiqu’il en soit, la coopération devrait être de rigueur : aux fintechs l’innovation et l’interface avec le client ; aux banques l’accès au réseau, à l’expertise et aux larges bases clients.

 

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décembre 29, 2016 10:37
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