L’épargne et les Français… Une relation passionnelle et ancestrale qui semble ne pas fléchir. Jugez plutôt : 91 % d’entre nous disent posséder au moins un produit d’épargne. Alors peu importe si nos voisins allemands nous ont ravi la première place du podium européen. Le fait demeure : les Français restent très attachés à leur épargne. Seulement, à l’heure des présidentielles et pour paraphraser notre président sortant, les Français, ils apprécieraient assez que leur épargne soit mieux dirigée, et avec plus de transparence encore. C’est le résultat de l’enquête commandée par Robin’Finance et menée par OpinionWay et qui se fonde sur un échantillon représentatif de 1038 personnes.

Plus de risque, oui, mais à condition qu’il soit utile

On connaît la vieille rengaine : épargne = zéro risque. C’est en (petite) partie vrai et en (grande) partie faux.

L’aversion au risque concerne avant tout les catégories de la population qui ont le plus de difficultés pour épargner : les jeunes (82% des 18 à 24 ans contre 76% des 65 ans et plus) et les personnes dont les revenus du foyer sont inférieurs à 2 000 euros par mois (77% contre 72% pour les personnes aux revenus plus importants).

Car au fond, ce qu’ils souhaitent les Français, c’est choisir (à 75 %) les projets qui sont financés par leur épargne. Des projets à risque ? Pourquoi pas, à la condition expresse que la fiscalité se fasse plus avantageuse (pour 71 %) et que la qualité de l’information distillée en amont s’améliore (pour 63 %).

Car il ne faut pas perdre de vue la question du rendement : ils sont en effet 89% à le considérer trop faible. En première ligne, les fournisseurs de produits, banques et assureurs, qui, selon une écrasante majorité de Français (plus de 85 %) ne sont pas suffisamment transparents quant à la destination des sommes allouées.

L’épargne, un moteur souhaité du financement de l’innovation

En réalité, ce que les français pensent, c’est que l’argent qu’ils injectent, leurs économies, sert en grande partie à financer les activités de ces institutions (à 80 %) et à leur spéculation (à 69 %). « Le risque, pourquoi pas », disent-ils. Mais à condition de financer l’économie réelle du pays. 53% des Français estiment qu’il faudrait rendre obligatoire l’utilisation d’une partie de l’épargne pour financer des entreprises sur le territoire français. Et 49% seraient d’accord pour exonérer d’impôts les épargnants qui détiennent des actions d’entreprise.

C’est que 75% d’entre eux souhaiteraient avoir le choix des projets que leur épargne permet de financer. S’ils disposaient de ce choix, ils financeraient plutôt des projets contribuant à développer l’économie locale (74%).

Et à financer l’innovation ? S’ils sont seulement 44 % à le juger, ils sont 69% à souhaiter voir leur épargne financer l’innovation en France. Preuve enfin que l’épargnant n’est pas cette personne cupide que seule la perspective de son rendement anime, 65 % de nos chers compatriotes sont attachés à développer avec leur épargne des projets d’intérêt général.

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