Interviewé à l’occasion de Bordeaux Fintech 2016, Emmanuel Grenot, nous parle de robo-advisor à travers la fintech Fundshop. Retranscription.

Les robo-advisors sont nés il y a à peu près 6-7 ans aux États-Unis, se positionnant sur un créneau fort qui consistait à démocratiser le conseil en gestion de patrimoine. En effet, le constat actuel est tel que les personnes possédant un “bon niveau d’épargne” sont bien traités et reçoivent des conseils avisés pour leur placement, à contrario, les personnes disposant d’un faible niveau d’épargne se voient vendre des produits financiers mais ne sont pas conseillés dans le temps, avec un suivi efficace. Donc les robo-advisors et Fundshop à l’échelle de la France, nous travaillons sur les contrats d’assurance et les multisupports pour les épargnants français, en mode BtoB. Notre vocation est donc d’enrichir l’offre actuelle pour des personnes disposant d’une épargne relativement modeste, mais qui méritent néanmoins des conseils adaptés et un suivi régulier.

Emmanuel Grenot - Fundshop

 

 

Fundshop : répondre au besoin de la masse en abaissant les coûts

Pour résumer en deux mots, Funshop utilise les outils et les techniques financières des plus grands gestionnaires de fortune dans le monde, basés sur des modèles académiques, et se couple à la technologie digitale pour répondre aux besoins du plus grand nombre tout en faisant baisser les coûts.  Ça, c’est globalement la proposition de valeur de tous les robo-advisors. Fundshop se distingue de la concurrence car nous avons pris le parti de n’imbriquer que la brique de service et du conseil dans la chaîne existante entre un épargnant, son conseiller, son distributeur. Ce choix nous permet donc de combler ce gap de bon service et de s’adresser au plus grand nombre : un véritable gage de pérennité pour l’entreprise mais également une masse de travail colossale.

Depuis plus d’un an, nous travaillons également à développer des partenariats, en partant du principe que nous disposons d’un bon médicament et qu’il faut donc aller voir les bons prescripteurs, conseillers en gestion de patrimoine, banquiers privés qui souhaitent utiliser la technologie digitale pour mieux servir leurs clients. Nous nous déployons aujourd’hui en marque blanche auprès de distributeurs existants et notre rémunération passe sous la forme d’abonnements, qui évoluent selon la volumétrie.

Donc, pour résumer en un seul mot, on utilise la technologie digitale pour apporter à un coût très démocratique des outils professionnels utilisés par les grands gestionnaires professionnels qui jusqu’ici étaient principalement réservés aux plus grosses fortunes.

 

Les robo-advisors, une tendance croissante

Que les robo-advisors disruptent le conseil en gestion de patrimoine est une évidence, toutes les études conduites par les grands cabinets d’analyse s’accordent à dire que la gestion de l’argent par des outils automatisés et digitalisés va s’accroître. On estime que d’ici 2020, il y aura à peu près 20 milliards de dollars sous gestion sur ce modèle.

 

La stratégie de Funshop ? Disrupter le marché français de l’épargne

Si vous regardez aujourd’hui le marché français, vous avez 1 500 milliards d’euros d’épargne sur les contrats d’assurance vie. Notre stratégie est donc de venir disrupter et forcer les distributeurs existants et traditionnels à se remettre en question et à améliorer leur niveau de service grâce à des partenariats avec notre outil. Finalement, on y arrive sans briser la chaîne existante, mais plutôt en l’améliorant car même si les banques et les réseaux traditionnels de distribution de produits d’épargnes sont encore dans une logique de : « Je vends un produit, et après, tout le service après-vente je peux le négliger parce que mon modèle économique repose principalement sur la commission que je perçois à la vente et pas grand-chose après ». L’existence des robo-advisors vient les chatouiller. Donc il y a quelque temps, on disait : « Voilà, c’est la piqûre de moustique sur l’éléphant, il ne se passera jamais rien ».

Fundshop a commencé il y a deux ans et il nous semble évident aujourd’hui que l’éléphant commence à réagir à la piqûre du moustique. Nous sommes donc très optimiste sur la pérennité de notre business et de notre modèle économique qui réinvente le service, avec les acteurs traditionnels qui commencent à se dire « Il faut qu’on se bouge parce que sinon, ça va commencer à nous gratter sérieusement ». [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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mars 27, 2017 9:24
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