C’est un fait : la conséquence le plus tangible de l’éclosion des Fintech est d’avoir bousculé le paysage de la finance traditionnelle en titillant les banques sur leur terrain de jeu. Mais la croissance ininterrompue des investissements dans le secteur s’apparente-t-elle à la formation d’une bulle spéculative qui laisserait à terme les moins avisés sur la paille ? La réponse à cette question apparaît plus nuancée qu’il n’y paraît…

La bulle Internet de la fin des années 1990 a servi de leçon. 50 milliards de dollars ont été investis dans les Fintech ces cinq dernières années, 46 % de plus en 2014 que l’année précédente. Une somme colossale et une croissance à deux chiffres qui interrogent. Mais qui n’atteignent pas les sommets observés à la fin du dernier millénaire, où les start-up « dotcom » surfaient sur les dollars — avant de s’écrouler de leur piédestal.

RATIONALISATION DE L’ECOSYSTEME

L’une des différences majeures entre l’engouement actuel pour les Fintech et celui, passé, pour la net-économie est que les pionniers de cette révolution financière sont des personnes compétentes ! Leur vision innovante des services financiers de détail a attiré l’œil d’investisseurs avisés, dont l’optimisme a provoqué une réaction en chaîne drainant toujours plus de fonds. D’où la multiplication des licornes que l’on observe aujourd’hui parmi les Fintech.

Les taux d’intérêt demeurent cependant à un niveau encore relativement faible. Rien de rédhibitoire, mais certains analystes envisagent un ralentissement de l’investissement dans les Fintech d’ici deux ans. Débuterait alors une rationalisation de l’écosystème, à l’issue de laquelle survivront les start-up qui auront su breveter leurs innovations, tout en franchissant l’obstacle des inévitables régulations touchant le secteur de la finance.

Lire l’article (en anglais)

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décembre 10, 2015 9:33
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