Dès lors qu’elles se seront engouffrées sur le secteur de la finance, les Gafa constitueront une menace très sérieuse pour les banques. Par ailleurs, ces dernières peuvent craindre l’« ubérisation », si elles ne collaborent pas avec les Fintechs et ne tirent pas parti de leurs innovations pour transformer leur relation-client. Le point avec Joan Burkovic, un spécialiste des Fintechs. 

Pour Joan Burkovic, cofondateur et CEO de Bankin.com, l’alternative est simple : soit les banques se digitalisent, soient elles disparaissent. Et la menace est déjà bien réelle. Le géant chinois Alibaba a, en 2014, commencé son offensive sur le secteur en proposant aux particuliers une offre d’épargne à des taux très attractifs. Fort de son succès (plusieurs milliards d’euros captés en quelques mois) le site a lancé, en juin dernier, sa banque en ligne MYBank. Objectif : plusieurs centaines de millions de clients d’ici à cinq ans.

GAFA et Fintechs : la concurrence fourbit ses armes

C’est donc du côté des géants du net et des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) que le séisme pour les banques pourraient bien venir. Non seulement ils recueillent quotidiennement la confiance de plusieurs milliards d’utilisateurs dans le monde, mais savent innover (à la fois en termes de produits et de services, que dans le domaine de la relation client), utiliser les big data et commercialiser leurs offres à grande échelle. Et selon Joan Burkovic, l’un des rares secteurs dans lequel les Gafa ne se sont pas encore positionnés est la banque, qui représente pourtant l’un des piliers de nos sociétés et offre un énorme potentiel de création de valeur. « Combien de temps encore vont-ils ignorer cet eldorado ? » s’interroge-t-il.

 

S’ils représentent aujourd’hui une autre menace, les Fintechs pourraient bien être leur planche de salut. Pour éviter «l’uberisation», les banques doivent, sans tarder, collaborer avec ces startups de la finance et y puiser leurs innovations et savoir-faire en matière de relation clients. Car c’est bien là leur talon d’Achille : une relation-client désastreuse. « Les banques de demain seront « Fintech » ou ne seront pas » conclut Joan Burkovic.

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