Sa création date de près de dix ans, mais c’est son introduction en bourse fin 2014 qui l’a propulsée dans la lumière. Leader sur le marché américain des plateformes de prêt entre particuliers, Lending Club est dirigée par son fondateur, Renaud Laplanche, juriste de formation et serial entrepreneur. Portrait d’un éleveur de licornes.

Son nom figure à la 28e position du dernier classement des 50 personnalités les plus influentes du monde économique établi par Bloomberg, derrière le directeur général du Crédit Suisse, Tidjane Thiam (23e), et devant… le Pape François (31e). Inconnu du grand public, le Français Renaud Laplanche, 45 ans, est pourtant un entrepreneur à succès, aujourd’hui à la tête d’une licorne de la Silicon Valley, Lending Club. Cette start-up, qu’il a fondée après la revente de sa précédente société à Oracle en 2006, domine le marché des plateformes de prêt entre particuliers aux États-Unis.

La licorne du prêt entre particuliers

Une partie de la réussite de Lending Club repose sur le pedigree de son créateur, ancien du cabinet international Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, où il a travaillé comme spécialiste du droit des opérations boursières entre 1995 et 1999, selon Wikipédia. La Fintech basée à San Francisco a en effet été la première de son secteur à obtenir le feu vert de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse américaine, avec laquelle Renaud Laplanche a élaboré un cadre légal pour son activité, rapporte par ailleurs Charles Moldow sur le site TechCrunch.

En entrant en bourse en décembre 2014, Lending Club a souhaité s’affirmer comme une marque, faire preuve de transparence et a aussi voulu démontrer sa volonté de s’ancrer à long terme sur le marché prometteur du prêt entre particuliers, a récemment indiqué son PDG au site Inc.com. Après des débuts encourageants avec une levée de fonds de près d’un milliard de dollars, l’action de la start-up a été victime de la conjoncture morose sur les places financières outre-Atlantique, avant de se stabiliser autour de 60 % de son niveau d’introduction.

Une situation qui est loin de refléter d’une part les promesses tenues de l’entreprise, bénéficiaire au quatrième trimestre 2015 (avec 2,5 milliards de dollars de prêts atteints), et d’autre part, les prévisions des analystes : Morgan Stanley prévoit que le marché atteindra 122 milliards de dollars de prêts en 2020. Le marché du prêt entre particuliers décolle !

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