Cartes de crédit, distributeurs d’argent, transfert d’argent ou encore banque mobile, tous ces services dont les consommateurs ne peuvent plus se passer aujourd’hui ont été, à une époque, des innovations lancées par les banques. Révolution numérique oblige, l’innovation semble désormais être le fait de nouveaux acteurs, start-ups et entreprises technologiques, dont les structures plus légères que celle des banques leur permettent de tirer plus rapidement parti des nouvelles technologies.

La réussite des Fintech n’est, au fond, pas une surprise. Les start-ups et entreprises technologiques sont moins exposées aux contraintes réglementaires, leur infrastructure technologique est plus légère et agile, et elles se concentrent sur une portion seulement de l’activité des banques traditionnelles, tout en se polarisant sur la qualité de l’expérience client. Par ailleurs, elles se sont construites autour de l’innovation et maîtrisent mieux les nouvelles technologies et les nouveaux usages des consommateurs.

Stratégies numériques et relais de croissance

Tout l’enjeu pour les banques traditionnelles consiste désormais à déterminer quel(s) chemin(s) emprunter pour trouver des relais de croissance, tout en menant à bien la digitalisation de leurs propres processus. Elles doivent pour cela tenir compte des problématiques de sécurité et de confidentialité des données, qui restent importantes aujourd’hui avec la montée des fraudes et des actes de piratage, le tout dans un contexte réglementaire en constante évolution.

Malgré ces avantages et la masse d’investissement dont elles bénéficient depuis quelques années, et bien qu’elles captent désormais une part de marché accrue, l’activité des Fintech peine encore à décoller. Un rapport de Santander InnoVentures considère qu’avec l’évolution des réglementations en faveur de l’open data et des API, l’apparition de nouvelles technologies comme le Cloud Computing et la nécessité de continuer à réduire les coûts des activités bancaires, les Fintech entrent dans une nouvelle ère – les Fintech 2.0 – dont la principale caractéristique est l’utilisation de l’analyse de données et de l’Internet des objets.

Les conditions semblent désormais réunies pour favoriser une évolution plus drastique de la profession bancaire, à l’image de ce que vivent aujourd’hui les secteurs du tourisme, du transport ou des loisirs.

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septembre 25, 2015 8:55
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