La transformation numérique des entreprises ne s’est pas arrêtée à la musique et au tourisme. Elle s’étend désormais à la finance. Initiée dans le domaine du paiement, elle se déploie maintenant dans les métiers historiques des banques : l’épargne et le prêt. Au vu des montants investis dans les Fintech, cette dynamique n’est pas prête de s’arrêter.

Comme le rapporte Philippe Escande, journaliste au Monde, les dirigeants des banques mondiales sonnent l’alarme. Comme par exemple le PDG de JP Morgan Chase, première banque des Etats-Unis : « La Silicon Valley s’attaque au cœur du capitalisme : la finance ». Les initiatives ne cessent de se multiplier et les montants de l’investissement (près de 12 milliards de dollars, soit trois fois plus que l’année précédente) viennent confirmer cet engouement.

Big Data, haut débit et investissements

La force de ces nouveaux entrants repose sur une maîtrise des nouvelles technologies de l’information, dont notamment les big data ou mega-données (l’analyse de gros volumes de données) et le haut débit. Symbole de cette réussite, Lending Club, une plate-forme de prêt 100% Internet créée par un français, a été introduite en bourse fin 2014 et est déjà valorisée à hauteur de 6 milliards de dollars. Elle compte par ailleurs un certain Google parmi ses actionnaires.

Freinées par des contraintes réglementaires de plus en plus lourdes, les banques voient naître une concurrence extrêmement dynamique sur l’ensemble de ses métiers traditionnels, du paiement jusqu’à l’épargne et aux prêts, caractérisée par des structures de coût beaucoup plus légères et une réactivité supérieure. Tirée par des consommateurs séduits par des offres mieux adaptées, cette transformation n’en est qu’à ses débuts.

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