Alors que les millennials se débattent avec le remboursement de leurs prêts étudiants, leurs projets de vie et approches d’investissement sont très différents des ceux des générations précédentes. Ils n’ont pas de projets à long terme et leur confiance a déserté le marché boursier. Pourtant, leur priorité est le remboursement de leurs dettes et le financement de leur retraite. Une réelle opportunité pour les Fintechs.

Habitudes d’achats, comportements, valeurs… les millennials sont scrutés à la loupe. Née entre 1980 et 2005, cette génération, la plus éduquée de toute l’histoire américaine, a suivi ses études au moment de la pire crise financière de l’histoire contemporaine. Avec plus de 1,3 trillion de dollars d’emprunts pour payer ses études, cette génération endosse une dette plus importante que celle cumulée de la génération X et baby-boomers.

Quel est l’impact de cette dette sur les investissements futurs de cette génération ?

Avec le krach boursier, les jeunes étudiants ont vu leurs ainés perdre leurs emplois et revenir sur les bancs de l’école. Cette situation les a contraints à étudier davantage pour obtenir des niveaux supérieurs de salaire. Et leur endettement à atteint un niveau sans précédent (plus de 1 300 milliards de dollars).

 

Aussi, avec comme épée de Damoclès sur la tête, leur dette à rembourser, les millennials ne se projettent pas dans des projets de longue haleine comme le mariage, la famille, la propriété. Ce qui leur vaut d’être qualifiés de postuniversitaires ou « pas vraiment-un-adulte ». Pourtant cette génération place en tête de ses priorités le remboursement de sa dette et l’épargne pour sa retraite.

 

Pour les aider à financer cette dette, des innovations sont apparues dans le secteur du prêt. Ainsi sont nées les plateformes comme Prosper, spécialiste du prêt P2P, WeFinance, plateforme de crowdfunding dédiée aux jeunes diplômés et Givling, un jeu vidéo dont la souscription permet de rembourser la dette de chaque étudiant, dans l’ordre de leur inscription.

 

Par ailleurs, de nombreuses Fintech leur proposent de prendre en main la gestion de leurs actifs, un secteur sur lequel ils font davantage confiance aux startup qu’aux établissement traditionnels. Il va falloir du temps pour que cette génération fasse à nouveau confiance au marché boursier. La crise financière leur a inculqué le sens de la frugalité et les conséquences de cette crise risquent d’être longues sur leur comportement en matière d’investissement. La technologie sera, de toute évidence, la clé pour les séduire.

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février 19, 2016 9:48
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