Les robots-conseillers arrivent. Ils devraient gérer 5,6 % des actifs en 2020, selon A.T. Kearney. Dix fois plus qu’aujourd’hui, à l’heure où les initiatives en gestion de patrimoine automatisée se multiplient, notamment du côté des États-Unis. Plus de 120 000 clients ont ainsi confié 2,5 milliards de dollars à la sagacité des algorithmes de Betterment, étiquetée licorne potentielle par le New York Times.

Retenez bien ce nom : Betterment. Cette start-up new-yorkaise devrait s’imposer parmi les leaders de la gestion automatisée de portefeuille d’actions en ligne. Signes de sa réussite fracassante, l’entreprise pionnière sur ce segment a levé 60 millions de dollars en début d’année et diversifie déjà son activité avec des services spécialisés sur la taxation des transactions financières ou les plans d’épargne-retraite. Et la concurrence sur ce marché prometteur des robots-conseillers se cristallise autour de son modèle mêlant technologie financière avancée et sciences comportementales.

Les experts en gestion de patrimoine traditionnels ne vont pour autant pas s’effacer demain. Mais ils devront s’adapter à cette offre complémentaire qui pourrait peser plus de 5 % du secteur en 2020, d’après une prévision du cabinet de conseil A.T. Kearney. C’est pourquoi les algorithmes élaborés pour gérer les placements des particuliers et équilibrer leur portefeuille boursier ne sont plus l’apanage de start-up issues du numérique. Certains fonds d’investissements bien installés comme Vanguard ou Charles Swab & Co développent leurs propres solutions de robot-conseiller pour occuper ce terrain d’avenir.

Lire l’article

2
octobre 22, 2015 8:17
Laissez vos commentaires

Vous avez quelque chose à ajouter? N'hésitez pas

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*