Interviewé à l’occasion de Bordeaux Fintech 2016, Mathieu George, fondateur de Crowdlending.fr, nous parle de son site. Retranscription.

L’idée de Crowlending.fr ? Créer un blog pour parler d’un mode de financement innovant et encore peu connu en France à l’époque. Avec le temps, le site est devenu un forum, permettant ainsi aux prêteurs particuliers de venir échanger sur le sujet, sur les projets, de se faire un avis sur les plateformes. Crowdlending.fr est aujourd’hui devenu le premier comparateur de plateformes, certains diraient le « Groupon » du Crowdlending.

Mathieu George, Crowdlending.fr

Notre comparateur aide et oriente les prêteurs dans le choix de leurs projets. Aujourd’hui, avec plus de 800 utilisateurs recrutés, nous avons réussi à construire sur Crowdlending.fr la plus grosse communauté de prêteurs en France. Notre vocation est de la faire s’accroître afin de remettre un peu l’intelligence collective dans le choix des projets. Nous souhaiterions également nous développer en Espagne et peut-être en Italie.

Aujourd’hui, pour faire le bon choix parmi l’ensemble des projets présentés sur les plateformes, ça nécessite d’avoir quelques connaissances dans l’analyse financière pour prêter sans risques ou en limitant les risques. C’est la vocation de notre site, créer un vrai espace d’échange qui permet la rencontre entre des gens qui disposent d’une solide connaissance de l’analyse financière des sociétés, et des novices qui vont pouvoir aller lire leurs commentaires, poser des questions et être aidés dans le choix des projets.

L’idée, c’est vraiment pour eux, d’essayer de les aider à faire le meilleur choix pour limiter les risques inhérents au Crowdlending.

Le Crowdlending représentait 55 millions sur les neuf premiers mois de l’année, ce qui est une goutte d’eau au regard des 80 milliards ou 100 milliards de financements globaux des entreprises sur l’année. Mais c’est un marché en forte croissance, qui fera x3 cette année, qui avait déjà dû faire x2 ou x3 au moins l’année précédente. Si on continue sur ce chemin là, il y aura un avenir, qui complétera l’offre des banques sans les mettre en péril.

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janvier 23, 2017 10:32
1 Commentaire

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Un commentaire

  • ericleger dit :

    @Stéphane Toullieux
    Je rejoins globalement l’analyse.
    Les institutions financières détiennent un historique de construction de leur modèle qui ne peut être balayé d’un simple revers par de jeunes fintech.
    Gestion des risques, conformité, … Le core mode nécessite des investissements perpétuels extrêmement importants, venant largement plomber les résultats.
    Seul l’effet de masse permet de générer de relativement bons résultats nets.
    Je crois à l’apport extrêmement positif d’associations fintech / banques, en mode win win, pour relever les défis de la 4eme révolution industrielle.
    Le groupe BNP Paribas me semble parfaitement armé pour s’engager pleinement dans cette nouvelle ère !
    Enfin, je ne peux que m’accorder avec le point final sur l’importance de l’humain, du social dans un univers « capitalistique ».