Après une année difficile, Morning, la fintech toulousaine fait son comeback, sous la houlette de la banque Edel, filiale du grand groupe E. Leclerc. Au programme, de nouvelles offres BtoB, BtoC et BtoBtoC qui espérons-le remettra la startup sur les rails.

 

Morning : mais qu’est-ce qui s’est passé en 2016 ?

Pour la fintech qui s’est donné pour but de bousculer les grands acteurs du secteur grâce à la digitalisation des services financiers, la réalité a été dure. En effet, pour Morning, 2016 aura été l’année de toutes les catastrophes. D’abord, une faillite générale qui aurait pu se terminer par la fermeture des portes, ensuite, un manque cruel de trésorerie et pour couronner le tout le retrait de son agrément de l’ACPR-Banque pour avoir utilisé l’argent de ses clients pour lancer une nouvelle offre, mais aussi parce que les transactions n’étaient pas suffisamment sécurisées.

Si aujourd’hui tout porte à croire que Morning revient dans la course — elle compte 50 000 clients actuellement — et que la plupart des salariés sont maintenus, la startup n’est pas encore arrivée au bout du tunnel. Pour les dirigeants, si tout se passe bien, l’entreprise sera complètement remise fin 2018.

Quand la banque sauve la fintech

Et c’est le cas de le dire. Pour Morning, le rachat d’une partie des actions de la startup par Leclerc a été une véritable bouffée d’oxygène. Pour rappel, la banque est actionnaire majoritaire à 79 % depuis le 31 mars 2017. En effet, à peine 5 mois après cet investissement, la startup montre des signes optimistes.

Pour commencer, elle a récupéré son agrément et a même obtenu un autre qui lui permet d’émettre des cartes MasterCard. Puis d’ici la fin de l’année, elle sera considérée comme un établissement de monnaie électronique. Par ailleurs, elle se concentrera sur les offres BtoB, sans pour autant oublier les particuliers. Pour le nouveau directeur de Morning, les lignes stratégiques vont être redéfinies. Pourquoi ? Avec l’évolution technologique et les nouveaux comportements d’achat des consommateurs, les fintechs se doivent de rester réactives.

Quoi de neuf chez Morning ?

La startup toulousaine mise sur quatre nouvelles offres BtoC pour marquer son grand retour. Leur particularité ? Un compte ibanisé qui permet de faire des transferts d’argent entre compte Morning sans intermédiaire, mais surtout instantanément (dans les banques classiques, le virement entre particuliers peut prendre 48 à 72 heures).

Avec l’offre Morning Pay, les utilisateurs peuvent ouvrir un compte en groupe et ont droit à une carte de paiement pour gérer les dépenses quotidiennes. Le must ? Toutes les opérations sont effectuées via une application mobile. Ainsi pour désactiver la fonction paiement en ligne par exemple, un simple clic suffit. Cout du service ? 2 euros par mois.

L’offre Morning Jump s’adresse aux jeunes de 12 à 18 ans qui souhaitent avoir leurs comptes personnels. Bien entendu, ils sont accompagnés par leurs parents dans la gestion. Ces jeunes utilisateurs auront également droit à une carte de paiement moyennant un cout mensuel de 1,50 euro.

Mais là où la fintech innove, c’est dans ses offres destinées aux majeurs sous tutelle — nommées Protect — et aux étrangers résidents en France (étudiants ou travailleurs, NDLR) nommées Welcome avec une interface en anglais, une première en France. Avec ces deux offres originales (qui seront effectives quelques semaines après Pay et Jump), Morning tourne définitivement une page de son histoire. Aujourd’hui, elle entend bien devenir un des principaux acteurs de la néobanque.

Quid des anciennes offres

À côté de ces nouveautés, Morning continue de proposer des cagnottes en ligne et le paiement par carte, non seulement sous sa propre marque, mais également en marque blanche. Par contre, les paiements vont être dématérialisés et pourront se faire sur smartphone en prépayé.

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