Sans doute l’ont-ils ignorée, la menace des fintechs ! Cette fois-ci, les grands acteurs financiers ont pris conscience qu’un partenariat avec ces nouveaux entrants est la solution pour assurer leur survie. C’est ce qu’a révélé la dernière étude de PwC sur les fintechs.

Un partenariat toujours en hausse sur les 3 à 5 années à venir

D’après l’étude de PwC intitulée « Redrawing the lines : Fintech’s growing influence on Financial Services », 82 % des acteurs financiers traditionnels — banques, assurances et sociétés de gestion — envisagent de consolider leur partenariat avec les fintechs dans les années à venir. Objectif ? Faire face aux menaces de ces « petits » nouveaux.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pour 88 % des acteurs traditionnels interrogés, les fintechs pourraient leur faire perdre des parts de marchés. Pire ! 24 % estiment qu’ils pourraient perdre 1/4 de leurs chiffres d’affaires.
Si 45 % des grands groupes financiers ont déjà investi dans un partenariat avec les fintechs en 2017 (ils étaient 33 % en 2016), c’est parce que les enjeux de la digitalisation du secteur financier sont énormes.

Les fintechs, une mine d’or pour les acteurs traditionnels

D’après les chiffres de l’étude de PwC, les fintechs vont principalement intervenir dans trois secteurs distincts : les paiements, les transferts de fonds et les prêts personnels d’ici 2022. La raison ? Les services offerts par les fintechs dans ces domaines répondent aux nouveaux besoins des consommateurs.
Pour l’heure, 60 % des acteurs traditionnels voient dans les fintechs une opportunité de développer leur gamme de produits et de services, tandis que 46 % estiment que les fintechs pourront les aider à développer leur compétence en data analytics. Ce qui est sûr c’est que les fintechs apportent un vent nouveau dans un domaine fortement ancré dans ses coutumes. La preuve, 31 % des sociétés traditionnelles prévoient d’intégrer l’innovation apportée par les fintechs dans leurs activités.

La Fintech : un modèle économique qui attire les investisseurs

Selon les chiffres de la plateforme DeNovo2 de PwC, 40 milliards de dollars ont été investis dans les fintechs ces quatre dernières années. Les startups qui intègrent l’intelligence artificielle ou IA dans leurs offres financières récoltent à elles seules 1 milliard de dollars par an. Et pourquoi ? Pour les 34 % d’établissements financiers qui prévoient d’investir dans l’IA cette année et les 30 % qui vont se tourner vers la robotique, cette nouvelle technologie les aidera à interagir avec leurs clients afin de leur proposer un service sur-mesure.
D’après Charles-H. de Maleville, Associé spécialiste des fintechs chez PwC « Le secteur des services financiers a désormais pleinement adopté les fintechs pour favoriser sa transformation et son innovation, qu’il s’agisse de s’associer à des startups spécialisées dans ce domaine, de financer des incubateurs “maison”, de déployer de nouvelles solutions ou encore de tester des applications dans des domaines tels que la blockchain ».

La blockchain, une tendance qui va se généraliser

Après une phase de défiance de la part des acteurs traditionnels, la blockchain est aujourd’hui bien ancrée dans les usages financiers. Dans les 3 prochaines années, 77 % des acteurs financiers vont intégrer la blockchain dans leur système de production. 24 % disent même que cette technologie n’a plus de secret pour eux. Cet intérêt pour la blockchain se traduit par le montant astronomique investi dans les fintechs de la blockchain : 450 millions de dollars en 2016, 79 % de plus par rapport à 2015.
D’où vient cet enthousiasme ? D’une part parce que la blockchain permet d’économiser dans le back-office, d’autre part, parce qu’elle est la clé d’une croissance qui dure dans le temps.
Toujours d’après l’étude de PwC, le challenge pour les deux entités est d’arriver à collaborer. Avec une culture d’entreprise et un mode de management diamétralement opposés, elles devront apprendre à cohabiter pour assurer leur survie.

Alors, quelle sera la prochaine étape d’évolution des fintechs ?

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