Avec une quinzaine de Fintech valorisées à plus d’un milliard de dollars et quatre entreprises placées dans les 20 sociétés privées affichant les plus forts taux de croissance au monde, la montée en charge des Fintech contribue à refaçonner les marchés financiers traditionnels. Si l’on souligne souvent le rôle des nouvelles technologies dans cette évolution, la réglementation représente également un élément déterminant pouvant à la fois protéger et menacer les entreprises bien établies. Mais la réglementation peut également mettre en péril les nouveaux business models.

Les réglementations sont-ils un catalyseur d’innovations ou au contraire un frein au développement de nouveaux business models ? le débat fait rage aujourd’hui. D’un côté, la loi impose des contraintes nouvelles aux banques traditionnelles qui d’une part augmentent leurs coûts et d’autre part les obligent à innover. D’un autre côté, la loi peut également protéger les acteurs traditionnels, via des dispositifs de licence ou des validations que les Fintech auront du mal à obtenir. Certaines Fintech ont d’ailleurs disparu pour avoir tenté de trop s’approcher d’activités réglementées. Parfois même, des acteurs traditionnels préfèrent ralentir leurs propres projets d’innovation pour bloquer les Fintech.

Parallèlement, l’absence de normes mondiales oblige les Fintech à se débattre parmi un monceau de réglementations nationales, particulièrement complexes. En outre, si le système financier est aujourd’hui totalement informatisé, il dépend largement encore de monopoles d’Etats qui créent les devises. L’apparition des devises électroniques comme le Bitcoin contribue à tester la possibilité d’échanges financiers basés sur de nouvelles formes de confiance, mais son avènement remettrait en question non seulement le système bancaire dans son ensemble, mais également les échanges commerciaux. Enfin, les nouvelles technologies pourraient remettre en cause la régulation elle-même, en mettant en relief de la lenteur des évolutions, voire la corruption ou l’inefficacité des Etats. Peut-être verra-t-on bientôt s’ébaucher les prémices d’une régulation automatique ?

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octobre 15, 2015 8:26
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