Après le financement participatif, le paiement virtuel et les cagnottes en ligne, les Fintechs font (encore) parler d’elles en se lançant sur un nouveau créneau : la gestion de patrimoine en ligne. Enfin, pas si nouveau que cela puisque le concept existe depuis plusieurs années outre-Atlantique. La question qui se pose est : « Êtes-vous prêt à confier votre épargne à des robo-advisors ? » Pour vous aider à y répondre, nous avons fait le tour du sujet.

Robo-advisor, quèsaco ?

Vous l’aurez compris, le robo-advisor (littéralement robot-conseiller) est un conseiller en gestion de patrimoine automatisé. Le robo-advisor gère votre épargne et vous suggère des placements en s’appuyant sur des algorithmes et sur l’étude de big data.

Si aux États-Unis, les robo-advisors interviennent directement sur le portefeuille des clients, la majorité de leurs homologues en France ne font qu’émettre des recommandations. Ce sont les épargnants qui décident de valider ou non leurs choix d’investissement. C’est ce que l’on appelle la gestion conseillée.

À part la gestion conseillée, les épargnants peuvent également choisir entre la gestion sous mandat (tout est pris en charge par le robo-advisor) et la gestion copilotée (l’épargnant confie la gestion de son épargne au robo-advisor mais peut intervenir au besoin).

Le potentiel de développement des robo-advisors est énorme

Les robo-advisors représentent une réelle menace pour les institutions financières traditionnelles. À tel point que certaines d’entre elles commencent à introduire ces logiciels dans leurs services — c’est le cas des géants américains Vanguard et Schwab — tandis que d’autres se contentent de racheter ces startups de la finance. Enfin, il y a celles qui préfèrent jouer la carte du partenariat.

Et les institutions financières traditionnelles ont bien raison d’appréhender ces nouvelles fintechs. Car si les logiciels d’intelligence artificielle ne géraient que 0,5 % des fonds épargnés en 2014, soit un peu moins de 20 milliards de dollars. Ces derniers ont connu une croissance fulgurante au cours des mois qui ont suivi. Bonne nouvelle donc ! L’on s’attend à ce que ces services financiers d’un nouveau genre accaparent 255 milliards de dollars d’ici trois ans.

La raison de leur succès ?

En réalité, il y en a plusieurs :

Le prix, d’abord !

Les robo-advisors sont accessibles à tout le monde, car leurs services coûtent beaucoup moins cher. La startup Yomoni par exemple applique des tarifs environ deux fois moins élevés que les banques traditionnelles françaises. Alors que ces dernières demandent entre 2 et 4 % en fonction du niveau de risque, les frais de Yomoni sont compris entre 0,6 et 1,6 % pour un service équivalent. Qu’est ce qui explique cette réduction des coûts ? Tout simplement la dématérialisation des documents et l’automatisation de certaines actions qui entrainent une réduction des frais de gestion. Résultat : les épargnants boostent leur rendement.

Zéro formalité

Le deuxième avantage des robo-advisors est l’absence de formalités lourdes et de procédures compliquées. Les robo-advisors attirent les clients allergiques aux lourdeurs administratives, notamment les nouvelles générations d’épargnants âgés de 30 à 40 ans. En outre, les fintechs comme Advize, WeSave ou bientôt Robin’Finance proposent à leur clientèle une interface ergonomique, simple et facile à utiliser.

L’aspect sécurité

Les plateformes de ces startups sont à la pointe de la technologie en matière de sécurité. Elles offrent une transparence absolue, ainsi que des services sur-mesure. Par conséquent, les épargnants gèrent mieux leurs finances. En effet, une étude menée par Azimo a fait ressortir que 53 % des Français considèrent que les services digitaux leur permettent non seulement d’économiser une centaine d’euros par an, mais surtout d’éviter les découverts bancaires. À ce propos, les chiffres sont assez alarmants : 72,8 % des Français sont à découvert.

Il y a tout de même un petit bémol

Il faut dire les choses comme elles sont. Pour l’instant, les robo-advisors ne sont pas capables de gérer les imprévus. C’est d’ailleurs pour cette raison que les sociétés de gestion ont préféré se fier — de manière provisoire — à leur instinct. Au moment du Brexit et de l’élection de Donald Trump, par exemple. Affaire à suivre !

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