Hip hip hip hourra, entend-on crier dans nos rangs. Près d’un consommateur sur deux utilise les services d’une fintech, selon une étude menée par le cabinet de conseil CapGemini, le réseau social LinkedIn et l’association européenne Efma auprès de 8.000 clients de banque de détail dans 15 pays.

L’étude rend compte d’un taux d’utilisation de 50, 2 % de « services d’au moins un acteur alternatif aux établissements traditionnels pour des opérations de banque au quotidien, d’assurance, de paiement ou de gestion de portefeuille ».

Un taux d’adoption plus faible des fintechs en France

Alors certes, le cocorico n’est pas de rigueur, car seulement 36 % de nos chers compatriotes se sont adonnés à l’un de ces services. On se rassure comme on peut : derrière nous, il y a encore la Belgique et les Pays-Bas.

Parmi les peuples les plus éclairés, les Chinois et les Indiens, avec un taux d’adoption massif de respectivement 84,4 % et 76,9 %. Des pays où l’innovation supplante une économie traditionnelle qui n’a sans doute pas eu le temps de se fossiliser sur le modèle du vieux continent. Faut-il rappeler également que la Chine aligne 4 des 5 meilleurs fintechs mondiales ?

Une montée en puissance de l’usage de ces services financiers innovants

Seddik Jamaï, directeur chez Capgemini Consulting l’explique ainsi à Les Echos : « Beaucoup de banquiers ont compris la complémentarité des services innovants proposés par des jeunes pousses avec leurs offres et sont passés d’une logique d’acquisition à une logique d’association avec ces concurrents. »

Grâce ces alliances stratégiques, les banques, qui jouissent d’une cote de confiance supérieure à celle des fintechs (36,6 % contre 23,6 %), ont ainsi contribué à crédibiliser et à diffuser les services des startups.
Un chiffre porte bonheur ?

60 % des 100 directeurs et membres de comités exécutifs interrogés pour ce rapport perçoivent les fintechs comme des partenaires potentiels et souhaitent nouer des alliances stratégiques en parallèle de leurs propres investissements. Ceci encourage certaines fintechs à réorienter leur offre du B2C au B2B. C’est le cas notamment de la Fintech américaine Ripple, spécialiste de la technologie Blockchain, qui a transformé son modèle pour proposer des services de paiement aux banques.
Que l’on considère le verre à moitié plein (le fort taux utilisateur) ou à moitié vide (le faible taux français), cette tendance est à suivre de près.

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