Cet article vous est proposé par Assur.com, la première plateforme conçue pour accompagner l’utilisateur dans sa recherche de produit d’assurance.

Louer un appartement à New York peut relever du parcours du combattant. Julien Bonneville, expat français à New York, en a lui même fait les frais en arrivant à la Grande Pomme. Il décide donc de créer TheGuarantors en 2015, une startup qui aide les locataires à louer un appartement plus facilement. En deux ans, la startup a réussi à s’imposer comme expert de sa niche et a déjà effectué deux levées de fonds.

Bonjour Julien Bonneville, pour commencer, qui êtes – vous et quel est votre parcours ?

Lors de ma scolarité a l’ESSEC, j’ai co-fondé en 2005 une société de données de marché pour les laboratoires pharmaceutiques en Afrique. Ma première expérience entrepreneuriale est donc assez déconnectée de l’immobilier ou de l’assurance, mais le contexte fut très formateur ! En 2010, je décide de faire mon MBA à Columbia à New York. Afin de “re-brander” mon CV, je passe par le conseil en stratégie pendant 2 ans, puis, fin 2014, décide de repartir sur un projet plus inspirant et épanouissant et fonde TheGuarantors. L’idée était de créer un business avec de hautes barrières à l’entrée, des economics solides et une distribution efficace.

Quelle est la proposition de valeur de TheGuarantors ? Votre business model ?

La société, une Insurtech basée à NYC, développe des produits d’assurance innovants en immobilier. Concrètement, TheGuarantors permet aux locataires aux dossiers non éligibles de louer un appartement en leur fournissant une “garantie de bail”. Cette couverture vient se substituer au dépôt de garantie et permet à ces locataires “à risque” de faire accepter leurs dossiers auprès des propriétaires. Les locataires doivent payer 5 à 10% de leur loyer annuel pour bénéficier de ce service.

Qui sont vos utilisateurs ? Quels sont leurs besoins ?

Nos clients finaux sont toutes les catégories de personnes qui éprouvent des difficultés à louer un appartement car ne remplissant pas les critères des buildings. Ces personnes-là n’ont soit pas de credit score ou un credit score trop bas, ou encore un salaire insuffisant (moins de 40 fois le loyer mensuel) ou pas assez stable. Cela inclut de fait les expats, étudiants, jeunes diplômés, bas salaires, retraités, entrepreneurs, personnes payées en cash etc.

Quel est votre modèle de distribution ?

Nous avons un modèle B2B2C qui consiste à faire accepter le programme auprès des propriétaires et agences foncières qui ensuite recommandent cette solution aux locataires au dossier non éligible. Nous nous appuyons aussi sur le reste de l’écosystème immobilier existant pour sourcer du business : les agents représentant les locataires prospectifs (on travaille avec plus de 1 000 brokers), les services de colocation etc. Cette approche nous permet d’avoir des coûts d’acquisition très bas.

Quelles sont les principales barrières à l’entrée auxquelles vous avez été confrontées ?

A l’origine, trouver une compagnie d’assurance acceptant de porter le risque pour un produit non prouvé et sans données historiques a été le plus délicat et requerrait pratiquement un acte de foi. Au final, nous avons réussi à nouer un partenariat avec The Hanover Insurance Company – gros acteur assurantiel sur le marché américain – avec qui nous avons aujourd’hui un très bon fit culturel. Ensuite, convaincre les gros propriétaires d’accepter notre produit a été également assez difficile – étant donné que cette garantie touche le cœur même de leur business – moi-même n’étant pas issu de l’industrie. Mais la constitution de la bonne équipe et le soutien des investisseurs nous a permis de réussir !   

Bilan des deux dernières années ?

Aujourd’hui, nous avons réussi à nous imposer comme experts de la niche de la garantie de bail. Nous avons à ce jour un portefeuille de plus de 100 000 appartements dans 700 buildings éligibles à New York, et sommes aussi en train de nous étendre à d’autres villes. Nous avons effectué deux levées de fonds auprès d’une large base d’investisseurs institutionnels (WhiteStar Capital, Alven, Partech, Global Founders Capital etc.) et immobilier (Silverstein etc.) et comptons désormais une trentaine d’employés.   

 

 

 

Ce contenu a été écrit par Mona Saidi dans le cadre d’un partenariat avec Assur.com.

Misant sur la transparence, l’expérience client et le digital, des startups comme Metromile, Lemonade ou Hioscar sont en train de transformer le paysage de l’assurance alors même que des innovations telles que la Blockchain, l’Intelligence Artificielle ou l’économie collaborative transforment nos attentes. C’est dans cette mouvance que s’inscrit Rega en lançant la première plateforme d’assurance participative fondée sur la blockchain.

Qu’est-ce que la crowdsurance ?

La notion de crowdsourcing n’est pas nouvelle : on la retrouve dans le monde du travail, dans la levée de fonds, dans la conception d’idées et de solutions, etc…Mais cette notion est devenue particulièrement intéressante grâce à son application dans la levée de fonds virtuelle ou “ICO” et dans les Crowdsales. Rega étend ce concept au domaine de l’assurance en introduisant la notion de “crowdsurance” via sa plateforme d’assurance participative fondée sur le smart contract. La crowdsurance est l’association de plusieurs individus au sein de communautés partageant les conséquences financières des risques auxquels ils s’exposent. La Crowdsurance est basée sur la technologie blockchain et est régulée par le smart contract, créant une configuration où assureurs et intermédiaires d’assurance disparaissent. Tous les processus sont contrôlés et gérés par des algorithmes complètement transparents basés sur la blockchain.

Quelle différence entre Crowdsurance et assurance peer-to-peer ?

La Crowdsurance est à différencier de l’assurance collaborative ou peer to peer. En effet, la Crowdsurance est basée sur la blockchain, la décentralisation et la crypto-monnaie tandis que l’assurance collaborative n’est pas toujours liée à une technologie particulière. Dans le modèle de la Crowdsurance, il n y a ni compagnies, ni courtiers, ni intermédiaires d’assurance – ce qui permet de réduire les coûts pour les membres – alors que dans l’assurance collaborative, c’est la compagnie d’assurance qui fournit le service. La Crowdsurance garantit transparence de toute transaction et une extensibilité à échelle mondiale tandis que l’assurance collaborative présente des limites géographiques et légales du fait de sa dépendance envers des compagnies tierces et n’offre aucune transparence des informations financières.

Une alternative à l’assurance traditionnelle

La plateforme Rega est née du constat que le modèle d’assurance traditionnel est loin d’être parfait. En effet, les assurés paient des primes élevées aux compagnies d’assurance pour se protéger contre divers risques. Les compagnies d’assurance sont avant tout des entités commerciales qui empochent des profits sur des risques qui ne sont pas réalisés à la fin du contrat. Qui plus est, ce sont les assurés qui paient tous les frais d’intermédiation. Rega se donne donc pour mission de rendre le marché de l’assurance plus accessible et plus transparent en permettant aux consommateurs de gérer leurs risques eux-mêmes au sein d’une communauté plutôt que d’en laisser la gestion aux compagnies d’assurances. Rega n’empocherait pas de profits sur les risques non réalisés. La startup prendrait une commission fixe de 20% pour couvrir le service offert et les coûts de développement de la plateforme. Rega vise en priorité les milléniaux qui sont les principaux consommateurs de produits digitaux et qui définissent les futures tendances dans de nombreux secteurs économiques.

Quelles perspectives de développement ?

Pour son développement, Rega vise 4 principaux types de produits : les assurances pour animaux domestiques, les assurances pour Gadgets, les assurances paramétriques, les assurances pour propriétaires, l’assurance auto et enfin l’assurance santé. Rega a déjà lancé Lexi Club, son premier prototype de crowdsurance conçu pour les propriétaires d’animaux domestiques entièrement basé sur le Smart Contract. Sur chacun des marchés qu’elle vise, Rega va s’appuyer sur l’utilisation de drones ou de capteurs permettant la mesure et la collecte de données précises. Ces données sont enregistrées dans la Blockchain et permettent de regrouper les clients présentant le même profil de risque au sein de “Super Pools”. Par exemple, dans l’assurance auto, le propriétaire peut signaler l’accident via un chatbot et fournir sa localisation à un drone qui va récolter des images sur le lieu de l’accident (plaque d’immatriculation du véhicule, par exemple). Les informations sont directement envoyées au Smart Contrat et les conducteurs sont automatiquement remboursés et peuvent reprendre leur conduite sans délai d’attente.