Céline Lazorthes et Anaïs Raoux : parité et inclusion au cœur de la fintech française

Deux figures majeures de la fintech engagées pour l’égalité

Céline Lazorthes et Anaïs Raoux incarnent une nouvelle génération de leaders qui refusent de dissocier performance économique et progrès social. Dans l’univers de la fintech, longtemps dominé par des profils masculins et des codes hérités de la banque traditionnelle, elles se distinguent par un engagement clair : faire de la parité et de l’inclusion un levier stratégique, et non un simple sujet de communication.

Leur trajectoire illustre la capacité de la tech française à se réinventer : créer des produits innovants, tout en plaçant la diversité – de genre, de profils, d’origines – au centre de la gouvernance, du recrutement et du management.

La fintech, un terrain de jeu à réinventer pour les femmes

La fintech a explosé en quelques années, bousculant les codes de la finance. Pourtant, les écarts persistent : peu de femmes fondatrices, encore moins de CEO, des conseils d’administration peu mixtes et un accès inégal aux financements. Céline Lazorthes et Anaïs Raoux ont choisi de prendre ce problème à bras-le-corps, en démontrant qu’une fintech inclusive est aussi une fintech plus performante.

Leur combat repose sur un constat simple : lorsqu’une équipe ne reflète pas la diversité de ses utilisateurs, elle conçoit des produits biaisés, passe à côté de marchés entiers et se prive de talents clés. L’enjeu dépasse le symbole : il touche directement la compétitivité et la capacité d’innovation du secteur.

Être à la pointe du combat féministe en entreprise

Être à la pointe du combat féministe en entreprise ne se résume ni aux slogans ni aux grandes annonces annuelles. Cela suppose des actes concrets, mesurables, inscrits dans la durée. C’est précisément l’approche défendue par des leaders comme Céline Lazorthes et Anaïs Raoux, qui militent pour une transformation structurelle plutôt que cosmétique.

Dans leur vision, le féminisme en entreprise consiste à revoir en profondeur les processus – recrutement, promotion, rémunération, gouvernance – pour corriger les biais, réduire les inégalités et ouvrir les portes à toutes les personnes sous-représentées. Il s’agit de créer un environnement où les femmes n’ont pas à s’adapter à des normes masculines préexistantes, mais où les règles du jeu évoluent pour devenir réellement équitables.

Repenser la culture d’entreprise dans la fintech

Le monde de la fintech reste imprégné de la culture start-up : hypercroissance, levées de fonds, rythme intense. Pour beaucoup de femmes, ce modèle, pensé par et pour des hommes, peut se révéler excluant. L’un des apports majeurs de dirigeantes engagées est de questionner ces normes afin de les rendre plus humaines et plus inclusives.

Parmi les leviers régulièrement mis en avant :

  • Des politiques de flexibilité et de télétravail permettant de concilier responsabilités professionnelles et personnelles, sans pénaliser la progression de carrière.
  • Des objectifs chiffrés de parité dans les fonctions clés (tech, produit, finance, direction) et pas seulement dans les fonctions support.
  • Une vigilance sur les micro-agressions et les biais en réunion, lors des prises de parole ou des évaluations annuelles.
  • Des programmes de mentoring dédiés aux femmes, pour les accompagner vers des postes stratégiques et favoriser leur visibilité.

Cette réinvention culturelle ambitionne de créer un environnement où chaque talent peut s’exprimer sans avoir à se conformer à un modèle unique de réussite.

Parité et inclusion : un enjeu business, pas seulement sociétal

Dans la vision portée par des entrepreneures comme Céline Lazorthes et Anaïs Raoux, la parité n’est pas une concession mais un investissement. Les études convergent : les entreprises plus mixtes enregistrent de meilleures performances financières, une plus grande capacité d’innovation et une meilleure compréhension de leurs marchés.

Dans la fintech, ce lien est particulièrement visible :

  • Une meilleure compréhension des usages financiers de différentes catégories de population, souvent invisibilisées dans les études traditionnelles.
  • Des produits plus inclusifs qui répondent aux besoins spécifiques des femmes, des freelances, des entrepreneurs issus de la diversité ou des publics peu bancarisés.
  • Une image de marque renforcée auprès des investisseurs, clients et talents, qui exigent de plus en plus des engagements concrets en matière de diversité.

En se plaçant à l’avant-garde du combat féministe dans l’entreprise, la fintech française se donne ainsi un avantage concurrentiel durable.

Leadership féministe : de la parole aux actes

Ce qui distingue un leadership véritablement féministe, c’est la cohérence entre le discours et la pratique. Inspirées par des rôles modèles comme Céline Lazorthes et Anaïs Raoux, de plus en plus de dirigeant·e·s de la fintech cherchent à inscrire l’égalité dans la réalité du quotidien.

Quelques axes d’action concrets se démarquent :

  • Transparence sur les salaires et audits réguliers pour corriger les écarts de rémunération entre femmes et hommes à poste équivalent.
  • Processus de recrutement anonymisés ou standardisés, afin de limiter l’impact des biais inconscients dès la sélection des candidat·e·s.
  • Objectifs de mixité dans les instances de décision (comités de direction, conseil d’administration) accompagnés de plans de succession pour préparer les futures dirigeantes.
  • Formation des managers aux enjeux de diversité, d’inclusion et de lutte contre les discriminations, pour éviter que la bonne volonté ne reste théorique.

Ce passage à l’action transforme non seulement l’entreprise, mais aussi l’écosystème autour : fonds d’investissement, incubateurs, médias, écoles et communautés professionnelles.

La puissance des réseaux et du rôle modèle

Dans un environnement où les codes restent largement masculins, voir des femmes à la tête d’acteurs majeurs de la fintech a un impact considérable. Le rôle modèle brise l’auto-censure, élargit le champ des possibles et encourage d’autres femmes à se lancer dans la tech, le produit ou la finance.

Les réseaux professionnels, événements et communautés jouent également un rôle structurant : ils permettent de partager des retours d’expérience, d’identifier des opportunités, de faire émerger de nouvelles collaborations et de porter collectivement des revendications auprès des pouvoirs publics et des investisseurs.

Vers une nouvelle norme de l’entreprise inclusive

À terme, l’ambition est claire : faire de l’entreprise inclusive la norme, et non l’exception. Les pionnières de la fintech ne se battent pas uniquement pour ajouter quelques femmes à la table, mais pour redessiner la table elle-même. Cela implique de remettre en question les modèles hérités, de reconnaître les angles morts et de co-construire de nouveaux référentiels de réussite.

Cette transformation ne bénéficie pas qu’aux femmes : elle profite à toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans les schémas traditionnels, qu’il s’agisse de profils issus de reconversion, de milieux populaires, de la diversité culturelle ou de parcours atypiques. L’inclusion devient alors un moteur global de créativité et de résilience.

Cette vision d’une fintech plus juste trouve un écho particulier dans d’autres secteurs de services, comme l’hôtellerie. À l’image des start-up financières qui revoient leurs pratiques de recrutement, de management et de gouvernance pour intégrer réellement la parité, de nombreux hôtels repensent leurs équipes, leurs politiques RH et leur expérience client dans une logique d’inclusion. La diversité des profils au sein du personnel – de la réception à la direction – permet de mieux comprendre les attentes variées des voyageuses et des voyageurs, d’imaginer de nouveaux services et de créer des lieux où chacun se sent légitime et en sécurité. Comme dans la fintech, l’égalité femmes-hommes dans l’hôtellerie ne relève plus seulement d’un engagement éthique : elle devient un atout concurrentiel déterminant pour construire des marques fortes, inspirantes et réellement tournées vers l’avenir.