Ebury est une FinTech spécialisée dans les paiements internationaux et les avances en trésorerie court-terme à destination des entreprises, et plus particulièrement des PME. Ils leur permettent d’optimiser les paiements internationaux en devises étrangères (par la suppression des frais liés et l’optimisation du cours de change utilisé).

Ebury, c’est également un uroupe en forte croissance avec plus de 650 collaborateurs dans 16 bureaux dans le monde. Pour en savoir plus, nous avons interviewer Cyril Léger, Country Manager France d’Ebury.

Ebury a ouvert un bureau à Paris en janvier 2017, quel est le bilan ?

Nous avons effectivement créé la structure en France il y a un peu plus d’un an et nous  sommes assez fiers de ce que nous avons réussi à créer l’année dernière. Notre chiffre d’affaires a été multiplié par 5,5 entre le 1er et le 4ème trimestre et nous sommes passés de 10 à 35 salariés en un an.

Néanmoins il faut garder la tête froide et surtout relativiser ces chiffres, lorsque l’on part de zéro il est plus facile d’enregistrer une forte croissance…

Quelles ont été les clés du succès lors du lancement en France?

Nous avons une technologie forte qui nous permet d’optimiser les processus, de gagner en efficacité et d’être très flexible pour saisir les opportunités qui s’offrent à nous.

Nous faisons profiter à nos clients de cette technologie et nous constatons un véritable attrait pour nos solutions en France, mais également sur les autres marchés où nous sommes implantés.

Mais le plus important, ce sont nos équipes à Paris et leur engagement pour faire grandir la société. Comme le dit Guillaume Lambert-Laurent, le consultant RH avec qui nous travaillons, la principale ressource pour les sociétés comme la nôtre sont les salariés qui s’investissent dans le projet commun. Nous avons une forte culture d’entreprise qui nous permet de capter et garder les talents, nous parlons d’ailleurs entre-nous d’Eburians…

Quelles sont vos ambitions ?

Nous souhaitons continuer à acquérir de nouveaux clients qui peuvent être délaissés par les banques françaises. Nous allons également continuer à recruter pour doubler en taille et ajouter de nouvelles lignes de métiers afin de pouvoir satisfaire au mieux les besoins de notre clientèle francophone.

De nombreuses FinTech en Europe existent, quel est l’élément différenciant d’Ebury?

Effectivement il existe beaucoup de FinTechs dans les moyens de paiements mais il faut différencier les offres B-to-B et B-to-C, sur les paiements en B-to-B la concurrence est moins forte pour le moment.

L’offre est certes importante, mais l’exécution des paiements est tout aussi primordiale. Notre technologie nous permet d’envoyer des fonds à l’autre bout du monde dans des délais très courts et en 140 devises.

De plus, la tarification de nos services est très simple à comprendre: nos clients ne payent que s’ils utilisent nos services. Il n’y a pas de coûts cachés, d’abonnement mensuel ou de commissions de mise en place. Nous nous rémunérons sur le taux de change, communiqué à nos clients avant de faire l’opération, en toute transparence.

Enfin, nous avons la chance d’avoir plusieurs fonds de capital venture qui ont investi des sommes importantes dans Ebury (plus de 110 millions de Dollars à ce jour). Ces capitaux nous ont permis d’investir dans notre technologie afin de garder un avantage concurrentiel. Ces fonds nous ont également permis d’augmenter rapidement notre force de vente et d’accroître l’effet disruptif de l’offre Ebury.

Pour un établissement comme le nôtre, c’est important de montrer que nous avons des fondations financières solides.

Comment réagissent les banques à l’arrivée de FinTechs ?

Les banques réagissent de plusieurs façons face à l’arrivée des FinTechs en France.

Nous observons 3 stratégies : soit elles entrent en concurrence directe, soit elles cherchent à nouer des partenariats sur certains métiers, soit elles les rachètent purement et simplement (comme Dalenys – ex Rentabiliweb – qui a été rachetée en 2017 par Natixis par exemple).

Concernant Ebury, les banques sont à la fois nos partenaires car elles sont nos fournisseurs de liquidités mais également nos concurrents puisque nous nous adressons aux mêmes clients finaux.

Selon vous, quels sont les principaux challenges auxquels sont confrontées les PME voulant travailler à l’international?

Nous vivons aujourd’hui dans un monde globalisé, complexe et très instable. Malheureusement, les PME ne sont pas les mieux armées pour faire face à ces conditions. C’est un monde qui offre énormément d’opportunités mais qui comporte également beaucoup de risques.

Je pense que les PME qui se lancent à l’international doivent se faire épauler par des spécialistes sur différents aspects (juridique, logistique, paiements, sécurité, …) car il est difficile pour ces petites structures d’avoir toutes les ressources en interne.

C’est comme cela que nous concevons l’accompagnement de nos clients PME : nous sommes un spécialiste des paiements internationaux et du risque de change qui grandit et progresse avec ses clients.

 

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