Le phénomène Fintech continue à faire parler de lui. D’après une récente étude du cabinet EY, si en 2015, un consommateur sur six a eu recours aux fintechs pour des services financiers, aujourd’hui, la proportion est de un sur trois. C’est dire à quel point la confiance du public est grandissante !

Ce qui a changé à l’avènement des fintechs

Malgré une certaine sérénité des banquiers, les fintechs ont bel et bien bouleversé les établissements financiers traditionnels. En effet, ces nouveaux entrants ont imposé aux banques plus de rapidité, plus de transparence, plus de contrôle dans leurs opérations financières, mais surtout plus de services.

Pour les millions de clients des fintechs, il est impératif d’accéder en temps réels aux services bancaires. Avec une offre axée sur l’immédiateté et la simplicité, les fintechs ont séduit des millions de consommateurs, notamment en Chine où ils sont plus de 69 % à utiliser les services d’une fintech pour gérer leurs finances.

Par ailleurs, les jeunes pousses proposent un panel de services innovants et révolutionnaires qui répondent aux besoins des consommateurs professionnels et particuliers.

Avec les fintechs, le client est roi

Ce terme a véritablement pris son sens avec les fintechs. Tous les services qu’elles proposent tendent vers un même but : la satisfaction client. Et cela marche, les jeunes de 25 à 35 ans — c’est-à-dire ceux qui ont des besoins multiples — ne jurent que par les technologies des fintechs pour n’importe quel service financier.

Loin de se limiter aux paiements, les fintechs ont élargi leur gamme de produits, même si ceux-ci constituent le service le plus utilisé — 50 % d’après l’étude EY. Actuellement, tous les services bancaires se digitalisent, de l’ouverture d’un compte aux transferts internationaux. Chez N26 par exemple, l’utilisateur peut bloquer et débloquer sa carte à tout moment et ouvrir un compte n’importe où sans avoir besoin d’une multitude de documents. Cette accessibilité et cette facilité ont fait de N26 un modèle pour les fintechs et les banques du XXIe siècle.

Par ailleurs, les insurtechs commencent à gagner du terrain et révolutionnent le monde assurantiel.

Aujourd’hui, les grands acteurs de la finance et de l’assurance sont conscients de l’ampleur du phénomène Fintech et commencent à se réinventer. Bien entendu, leurs ambitions de transformation vont au-delà d’une simple digitalisation de leurs services.

Les fintechs, un écosystème voué à disparaitre ?

Penser que les fintechs vont disparaitre, c’est faire fausse route. Seulement, l’on observe une sélection naturelle de ces jeunes pousses. Pourquoi ? Tout simplement parce que la technologie à elle seule ne suffit pas à créer un modèle économique. Pour cela, il faut beaucoup de capitaux et une clientèle solide.

Les ventures capital jouent un rôle majeur dans cette sélection naturelle. Selon Jérôme Wittamer, cofondateur d’Expon Capital, son équipe se base sur les ambitions et les compétences des entrepreneurs pour financer un projet. Par ailleurs, il affirme que la Fintech doit apporter une solution innovante susceptible de changer le secteur. C’est dire la pression que subissent les fintechs.

En outre, les meilleures fintechs, c’est-à-dire celles qui ont une réelle valeur ajoutée, sont rachetées ou incubées par les grands groupes bancaires et assurantiels. Une tendance qui n’est pas près de se terminer puisque d’après une étude réalisée par PricewaterhouseCoopers en avril dernier, la moitié des institutions financières ont l’intention de racheter des fintechs dans les prochaines années.

Après avoir bouleversé le secteur financier et obligé les acteurs traditionnels à se réinventer, les fintechs sont devenues des outils incontournables pour la place financière. Leurs innovations et leurs technologies sont des armes redoutables pour offrir des services révolutionnaires et (re) conquérir le cœur des consommateurs.

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