Coup de théâtre ! La mythique Harrods Bank se fait racheter par une fintech. Il s’agit de Tandem Bank, une néobanque britannique qui sort d’une mauvaise passe grâce à cette transaction.

Petit retour en arrière et focus sur Tandem Bank

Elle est née en 2015 et obtient aussitôt sa licence bancaire. Son modèle 100 % mobile séduit. L’application ne se contente pas d’offrir les services d’une banque. Tandem prodigue aussi des conseils pour faire des économies ou trouver les prestataires les moins chers.

Tout va très vite ! La startup londonienne attire de gros investisseurs tels que Pierre Omidyar, le fondateur d’eBay et d’autres « capital risqueurs ».

Parmi eux se trouve House of Fraser, une grande enseigne chinoise qui lui promet 35 millions de livres sterling. Tandem Bank ne recevra finalement que 6 millions. Pour quelle raison ? La Chine veut reprendre la main sur les investissements réalisés à l’étranger. Rien qu’entre janvier et octobre 2016, la fuite de capitaux se chiffrait à 700 milliards de dollars. Une série de mesures, et notamment des contrôles plus drastiques, est mise en place par Pékin. Ce qui a conduit House of Fraser à mettre fin à ses investissements au sein de la fintech britannique.

Tandem Bank perd un actionnaire vital. Conséquence ? Elle se voit retirer sa licence bancaire à défaut de remplir les critères de garantie des dépôts réclamée par la Banque d’Angleterre. Mars 2017, la fintech gèle ses projets.

Tandem Bank sort de sa mini hibernation

Quelle surprise, lorsque l’on apprend que la néobanque qui est passée du succès fulgurant à la grande désillusion rachète un établissement aussi mythique que la Harrods Bank ! Mais d’abord, pourquoi la Harrods Bank ?

La filiale bancaire du célébrissime magasin Harrods s’est essoufflée. Malgré une forte notoriété construite depuis sa création en 1893, la banque est mise à mal. Les 200 millions de livres d’encours de prêts et 300 millions de dépôts ne l’ont pas empêchée de perdre plus de 8 millions de livres sur l’année 2016.

Pour Tandem Bank, l’heure du réveil a sonné. Elle saisit cette opportunité pour jouir à nouveau d’une licence bancaire. Indispensable pour reprendre son élan et déployer tout son potentiel face à la concurrence féroce du secteur des néobanques. La fintech va pouvoir proposer ce qu’elle a dû abandonner : le compte courant, dont le lancement est prévu avant fin 2017. L’offre vient étoffer son application de gestion personnalisée déjà bien élaborée.

De nouveau en route vers le succès

À entendre Ricky Knox, son fondateur, l’optimisme renait chez Tandem Bank. Selon lui : « Tandem a été bâti à partir de rien avec l’aide de 11 000 cofondateurs, qui ont aidé à construire les produits et les services qui font une différence dans leur vie. Cette acquisition va nous permettre d’initier autant de clients que possible à cette nouvelle façon de faire de la banque ».

Dès sa première levée de fonds en crowdfunding, la néobanque a su faire parler d’elle. 850 337 livres collectés en 10 secondes ! Et l’objectif atteint en 15 minutes. Cette acquisition serait-elle simplement un buzz de plus ? Aujourd’hui, même si l’on ne connaît pas le montant du rachat de la Harrods Bank, l’opération s’apparente déjà à une réussite qui va booster la fintech.

 

Tandem Bank a toutes les cartes en main pour convaincre de nouvelles personnes de rejoindre les plus de 20 000 pré-inscrits à ses services.

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