Catherine Lagarde qui est aujourd’hui à la tête FMI l’a dit. Les fintechs et l’intelligence artificielle ne représentent aucun danger pour la finance traditionnelle. Elle va même plus loin. Cette dernière pourrait tirer profit de ces nouvelles formes d’économie.

Les monnaies virtuelles ne sont pas une menace

Adulées par les uns, critiquées par les autres, les cryptomonnaies — principalement le bitcoin — divisent le monde financier. Pourquoi ? Considéré comme de la monnaie fictive, le bitcoin n’est pas fiable : cours volatiles, émission trop complexe et énergivore, nombre limité de volumes, absence de règlementation spécifique…

Malgré une réputation « pas très reluisante », le bitcoin intéresse les plus hautes sphères de la finance. Le FMI lors de la conférence de la banque d’Angleterre le 6 octobre 2017 a clairement annoncé le ton : les banques centrales ne devront pas tourner le dos aux monnaies digitales. Voici pourquoi. Le bitcoin ne repose sur aucune institution financière, pas de banque centrale non plus. Résultat, les transactions sont transparentes. Il n’y a ni intérêt, ni délai de paiement, ni intermédiaire, ni vérification du compte ou de son titulaire… En somme, le bitcoin ressemble au paiement par cash. Raison pour laquelle il intéresserait bon nombre de citoyens, notamment pour effectuer des petits paiements ainsi que des transactions peer-to-peer.

Pour faire face aux monnaies virtuelles — bien partie pour donner du fil à retordre aux monnaies fiduciaires et à la politique monétaire —, les banques centrales devraient développer des monnaies virtuelles sécurisées. Tout en continuant à garder la transparence sur sa politique monétaire.

Les fintechs : une source de pouvoir pour les banques centrales

L’arrivée des fintechs a révolutionné le domaine bancaire. Mais malgré la riposte des banques, les fintechs commencent à gagner du terrain. Selon Catherine Lagarde, les citoyens pourraient ne garder dans leur compte en banque que le montant nécessaire au paiement de leurs charges. Et investir le reste sur les plateformes de crowdfunding ou le placer dans des fonds communs.

Face à cette nouvelle vague de systèmes bancaires, la banque centrale se doit de doubler de vigilance. Notamment en matière de règlementation. Bien entendu, comme les fintechs embrassent divers segments des services bancaires, la règlementation va se concentrer non plus à ces entités financières, mais à leurs activités. Comment ? En évaluant la validité et la sécurité des algorithmes que les fintechs utilisent. Pour ce faire, la coopération est de mise : entre les banques centrales et les autres organes de règlementation, entre les acteurs traditionnels et les nouveaux entrants, et enfin entre les pays.

Le FMI est un élément central de cette coopération avec ses 189 pays membres. En tant que premier responsable de la stabilité économique et financière mondiale, il se doit d’assurer la sécurité du système financier. Comment ? En adoptant les nouvelles technologies et en accueillant à bras ouverts le changement en train de s’opérer.

Intelligence artificielle ne signifie pas déshumanisation des services bancaires

L’IA fait bel et bien partie de cette nouvelle forme d’économie. Le big data, la blockchain… ont permis de faciliter le stockage des données, d’améliorer la satisfaction client. En un mot, l’intelligence artificielle a donné de la valeur ajoutée aux services bancaires.

Malgré tout, la finance est un domaine incertain où les imprévus et les cas particuliers sont légion. L’humain en tant que maitre de la communication restera aux commandes de la politique monétaire.

Les fintechs et l’intelligence artificielle sont en train de modifier le visage de la finance. Pourvu que la nouvelle technologie profite à tous !

 

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