In Extenso Innovation Croissance 2017 vient de publier son baromètre national des levées de fonds 2016. Verdict ? Le secteur Internet et Services remporte la palme haut la main. Si le nombre d’opérations réalisées révèle une activité dynamique des Ventures capital, tout secteur confondu, le ticket reste relativement faible.

2016, une année faste pour les startups françaises

2,8 milliards d’euros, c’est le montant levé par les startups tricolores en 2016, soit un total de 567 deals. Un chiffre qui en dit long sur l’attrait des entreprises innovantes françaises issues de 4 secteurs différents : Internet et Services, Logiciels et Composants, Life Sciences et Sciences de l’ingénieur.

Pourtant force est de constater que près de 60 % des opérations ont collecté moins de 2,5 millions d’euros. En effet 33,9 % des levées ont été concentrées sur des tickets de 1 à 2,5 millions d’euros tandis que 28,9 % étaient inférieures à 1 million d’euros.

Il est vrai que les startups bénéficient d’un écosystème favorable à leur développement avec des investisseurs particulièrement dynamiques. Toutefois, ce succès des entreprises innovantes résulte surtout de la volonté de BPI France de soutenir les startups. En effet, la banque publique a multiplié les prises de participation dans les entreprises, quels que soient leur secteur et leur profil (en phase de création, en phase d’amorçage et en phase de développement).

Les fintechs accomplissent un exploit

D’après les chiffres du baromètre, les entreprises du secteur Internet et Services (secteur qui rassemble les fintechs, NDLR) ont réalisé les levées de fonds les plus importantes avec un total de 236 opérations pour un montant de 1 062 millions d’euros, soit 38 % des deals réalisés sur toute l’année 2016.

Toujours selon les chiffres, les startups de plateforme ont été les plus actives réalisant les plus grosses levées de fonds dans le secteur Internet et Services. Cependant, les jeunes pousses n’ont pas à rougir quand bien même elles ne figurent pas dans le top 10 des levées à l’échelle nationale. Pourquoi ? Deux fintechs se sont particulièrement distinguées, à savoir Kyriba classé 5e du secteur Internet et Services avec 23 millions d’euros levés, et Softeam Cadextan classé 9e avec 20 millions d’euros, des chiffres qui vont rêver.

Parmi les investisseurs les plus actifs, nous pouvons citer : BPI France, IT Translation, Kima Ventures, Partech Ventures, CapHorn Invest, Idinvest Partners, 360 Capital Partners, Alven Capital, Entrepreneur Venture et ISAI.

Les startups en phase d’amorçage, de vraies pépites ?

En tout cas, les données révèlent un engouement des investisseurs pour les entreprises de 1 à 3 ans, dans 3 des 4 secteurs étudiés. Toujours dans le secteur Internet et Services, les entreprises en phase d’amorçage constituent 21 % du montant total des levées, contre 0,7 % pour les entreprises en phase de création et 17 % pour les startups en phase de développement.

À titre d’exemple, BPI France a participé à 56 levées en faveur des startups en phase d’amorçage, soit la moitié des levées qu’elle a réalisées en 2016 (dans tous les secteurs). Un chiffre prometteur pour les jeunes pousses en quête de fonds pour développer leurs offres. En effet, pour la Banque Publique, ces entreprises méritent un soutien financier conséquent dans la mesure où elles abordent un virage décisif qui va décider de leur avenir.

Ces chiffres confirment une fois de plus que les fintechs ont un avenir prometteur. Gageons que cela perdure pour le bien de tous les défavorisés du système bancaire traditionnel.

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