Il y a les livrets, la pierre et… le crowdfunding ! Depuis quelques années, nous assistons à la dégringolade des taux de rendement. L’exemple le plus parlant : le livret A qui est passé de 2,25 % à 0,75 % entre 2012 et 2017. Pourtant les Français possèdent un stock d’épargne évalué à 4500 milliards d’euros. Pour faire fructifier ses économies, le financement participatif est devenu une vraie alternative, et surtout une solution intéressante. Car il faut bien le souligner, le crowdfunding, ce n’est pas que la collecte de dons, c’est aussi l’opportunité de soutenir le développement de l’économie tout en se constituant une épargne avec un bon rendement.

Le crowdfunding, bien plus qu’une question de rendement

Les plateformes de financement participatif sont de plus en plus nombreuses. Parmi elles, il y a celles qui se sont orientées vers la collecte de fonds pour les entreprises que ce soit sous forme de prêt ou d’investissement. Selon le Baromètre du crowdfunding 2016 en France, ces sites ont collecté 165,2 millions d’euros.

Qu’est-ce qui a enclenché cet engouement ? Les plateformes fonctionnent sur un modèle assez similaire. Des entrepreneurs et entreprises de toute taille, remplis d’optimisme, se présentent et étalent leurs projets. Les crowdfunders peuvent ainsi en apprendre davantage sur ceux qui sollicitent un soutien financier. Leur histoire, leurs valeurs, leurs ambitions, comment l’argent sera utilisé… la transparence est de mise. C’est cette proximité et ce sentiment d’être réellement acteur du développement d’une entreprise française qui favorisent le déclic.

Les épargnants seraient-ils sensibles à la nature des projets ? La réponse est oui. Oui, ils choisissent d’investir dans des domaines qui leur tiennent à cœur. Cela donne du sens à l’épargne. Il ne s’agit pas uniquement de rentabiliser ses économies. Les Français qui se lancent dans le crowdfunding savent qu’ils contribuent directement à l’essor de l’économie locale ou nationale. Ainsi, il y en a qui se tournent vers l’écologie et le développement durable sur Lendosphere ou Lumo par exemple. D’autres préfèrent s’initier au crowdfunding sur des plateformes généralistes comme Lendix où l’on affiche des taux de rendement entre 4 et 9,9 %.

Quelles sont les précautions à prendre avant de se lancer ?

Le crowdfunding est tentant. Cependant, voici quelques points sur lesquels, il convient de prêter attention :

  • Le choix de la plateforme. Sachez qu’il y a 2 façons d’investir. Soit vous prêtez aux entreprises avec un taux d’intérêt défini à l’avance, soit vous devenez actionnaire de celles-ci en entrant dans le capital.
  • Le secteur d’activité. Investissez dans les secteurs porteurs. L’immobilier dont Upstone a fait sa spécialité, et l’énergie renouvelable ont aujourd’hui le vent en poupe.
  • La diversification. Cela revient à ne pas mettre ses œufs dans le même panier, tout simplement. Comme dans tout investissement, les projets présentés en crowdfunding comportent, eux aussi, des risques. Mieux vaut miser un petit peu sur plusieurs projets, voire plusieurs plateformes que tout au même endroit, d’autant que très souvent, il est possible de commencer à épargner avec quelques dizaines d’euros.

Dans tous les cas, ayez le réflexe de vérifier que la plateforme est bien légitime auprès de l’Orias.

Épargne, rentabilité, sécurité et risque, les fintechs pourraient aider à trouver le juste milieu

La question que se posent de nombreux Français, c’est : « Faut-il s’accrocher au livret A, sûr, mais extrêmement peu rentable ? Ou bien, prendre plus de risques sur des produits avec des valeurs ? » Les épargnants sont frileux et n’osent pas puisqu’ils n’ont pas les moyens d’évaluer les risques. Ce temps est révolu grâce à la digitalisation du secteur. Les fintechs qui ouvrent les portes d’une épargne raisonnée en prodiguant des conseils intelligents. Ce nouvel écosystème permet à tout un chacun de prendre la meilleure décision pour son épargne.

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