La Blockchain? Je ne suis pas tombée dedans quand j’étais petite ! Forcément me direz-vous: cette technologie n’a que 9 ans !

Je prends le temps de la découvrir et elle me surprend chaque jour un peu plus.

Je ne suis pas une “tech”, aussi ce ne sont pas le code ou les aspects techniques qui me fascinent dans la Blockchain, mais ce qu’elle apporte à l’économie et à la société.

Inventée par Satashi Nakamoto, la première des Blockchains fut créée en 2009 et portait en son sein le fameux Bitcoin.

La légende raconte que Satoshi Nakamoto créa la Blockchain suite à la crise économique mondiale de 2008. Cette crise, on peut le dire, fut une crise quasi intégralement engendrée par l’action humaine de dirigeants d’établissements bancaires et de gouvernements qui les soutenaient (merci à l’inventeur des subprimes et de ses dérivés!). Des millions de personnes furent dramatiquement impactées par les décisions de ces financiers.

C’est alors que Satoshi Nakamoto eut l’idée d’inventer un livre de compte digital, international, public, éternel, infalsifiable et géré par un réseau massif d’individus. Un réseau qui fonctionne avec sa propre monnaie (le Bitcoin) dont les règles monétaires sont fixes (masse monétaire, processus de création monétaire, protocole d’échange, etc).

Time "Man of the year" 2017

La couverture du Time, Satoshi Nakamoto distingué comme « Man of the Year » 2017. Récompensé pour son invention révolutionnaire, son identité réelle reste encore débattue.

Une fois le programme créé et lancé, aucun besoin d’action humaine. Aucun risque lié à une action humaine isolée, motivée par le profit d’un groupe minoritaire. Le seul moyen de le faire évoluer est d’obtenir le soutien d’au moins 51% des utilisateurs. L’action collective prime sur la volonté individuelle.

Durant mes études d’économie, j’ai pris conscience que Keynes avait bouleversé l’économie du XXème siècle. Je savais aussi, d’après la théorie des cycles, qu’une nouvelle théorie économique allait révolutionner le XXIème siècle. Je l’ai cherché chez de nombreux auteurs. C’est dans la Blockchain que j’ai trouvé ma réponse.

Selon moi le XXème siècle a été celui des intermédiaires, des tiers de confiance: banques, validations administratives, assurances, plateformes de réservation…. Nous avons la volonté d’avoir un tiers de confiance pour garantir nos échanges, nous protéger, stocker nos informations… De nombreux métiers se sont créés pour répondre à ces besoins. Nous pensions que seul un individu / un humain pouvait jouer ce rôle de confiance.  Mais ne dit-on pas que la perfection n’est pas de ce monde? Ou qu’un Homme sans défaut est un Homme suspect?

Satoshi Nakamoto a vu les limites de ces tiers de confiance dans la crise de 2008. Il a alors bouleversé les idées reçues et créa la confiance grâce à la technologie Blockchain.

En quelque sorte, la Blockchain est un intermédiaire de confiance, les défauts humains en moins.

Je pense que le XXIème siècle sera davantage celui de l’échange peer to peer, numérique et physique, avec la confiance rendue possible grâce aux technologies blockchain.

C’est aussi ça que j’aime dans cette technologie: son côté disruptif, qui amène le changement et nous pousse à agir. Car comme le disait Schumpeter, toute innovation implique une “destructrion créatrice”: certains modèles disparaissent, d’autres se créent. A nous d’en saisir l’ampleur pour accompagner le plus grand nombre de personnes dans cette opportunité.

La philosophie open source, ouverte, de la Blockchain aide à cela. La philosophie des blockchains publiques se distingue nettement des technologies privées, gardées jalousement, entourées de brevets. Le code est public, chacun peut le voir, l’analyser, l’encenser ou le critiquer.

Les banques sont les premières à avoir été impactées mais aujourd’hui la majorité des tiers de confiance est impactée. Le dernier secteur impacté est par exemple celui de la réservation en ligne avec BTU Protocol, un projet français qui est en train de réaliser sa levée de fonds.