Cette année, ce sont 53 nouvelles fintechs françaises qui ont été labellisées par le réseau pôle France Innovation lors de la 5e édition de la Fin & Tech Community. Depuis son lancement en 2015, cet évènement bi-annuel accompagne les jeunes pousses tricolores dans leur développement national et international. Retour sur l’évènement.

Fin & Tech Community : pour la promotion des startups de la finance

Avec près de 350 startups labellisées depuis le lancement du label et 1000 entreprises accompagnées, le pôle France Innovation s’inscrit dans les objectifs du gouvernement « faire de la France une nation de la startup ». En effet, grâce au label, les jeunes pousses intègrent le réseau pôle France Innovation. De plus, elles bénéficient d’un accompagnement stratégique sur tous les plans : financement, recherche des premiers clients français, démarrage et développement des activités… Joëlle Durieux, directrice générale de Finance Innovation, annonce la couleur : « Notre objectif est de favoriser la visibilité des fintechs françaises, de faciliter leur accès aux financements et de leur fournir un réseau de contacts professionnels qui puissent les aider dans leurs projets entrepreneuriaux ».
Cette 5e édition a labellisé 53 startups issus des 6 principaux secteurs du domaine financier, à savoir : l’assurance, la banque, les métiers du chiffre et du conseil, la gestion d’actifs, l’économie sociale et solidaire et l’immobilier.

Qui peut être labellisé Fin & Tech Innovation ?

Le label Fin & Tech Innovation récompense les fintechs françaises qui proposent les services les plus révolutionnaires. En effet, celles-ci se doivent de mériter les aides proposées par tous les acteurs de la finance. Pour cela, le comité de sélection se base sur le produit en lui-même — ce qu’il peut réellement changer dans la vie des consommateurs — les compétences des dirigeants ainsi que la valeur du marché.
Chaque année, le réseau Pôle Innovation reçoit près de 450 demandes. Seuls les projets les plus murs et les plus innovants sont labellisés, c’est-à-dire moins de la moitié. D’après Joëlle Durieux : « la plupart du temps, les projets refusés ne sont pas encore murs, et ils reviennent alors six mois ou un an plus tard. Ou alors, ils ne sont simplement pas assez innovants ».

La banque, l’assurance et la gestion d’actifs : les filières qui ont le vent en poupe

En effet, plus de la moitié des fintechs françaises labellisées sont issues de ces 3 secteurs. Pour être exact, il y a eu 11 startups de l’assurance, 11 entreprises du secteur bancaire et 10 startups dans la gestion d’actifs qui ont été labellisées. Toujours selon Joëlle Durieux : « La banque, l’assurance et la gestion d’actifs sont les trois filières qui cartonnent ».
Le secteur bancaire a été particulièrement innovant lors de cette édition de juin 2017. Parmi les fintechs labellisées, Hi Bruno et Bam ont spécialement fait preuve d’innovation.

La première utilise l’intelligence artificielle — le chatbot Bruno — pour gérer automatiquement l’épargne de l’utilisateur via Facebook Messenger.

Bam, quant à elle, propose des privilèges fidélité : pour chaque nouvel achat, l’utilisateur reçoit 10 % du montant qu’il peut utiliser chez tous les commerçants affiliés. Pour Jean-Claude Boutin, président du comité de sélection de la filière banque, « Les projets doivent couvrir l’ensemble des actes bancaires, et être en rupture avec les usages, tournés vers le client […], les projets doivent avoir un impact positif dans les services financiers. »
Dans le domaine de l’assurance — la seconde filière la plus exploitée par les fintechs françaises — Wilov tire son épingle du jeu avec son service d’assurance auto à la journée que l’utilisateur peut souscrire via son smartphone.

 

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