Le premier semestre 2017 se termine en fanfare pour la French Tech. D’après les chiffres du cabinet d’études CB Insights, la France a totalisé 1,7 milliard d’euros de levées de fonds. C’est certain, les jeunes pousses tricolores affichent leur dynamisme et font concurrence à leurs pairs britanniques et allemands.

Plus de deals, plus de montants levés, la French Tech a la pêche

355 deals en 6 mois selon les études , la French Tech n’a jamais connu un nombre aussi important de levées de fonds. Mieux, elle est sur le point de dépasser ses statistiques (1,8 milliard d’euros, NDLR) réalisées sur l’ensemble de l’année 2016. Si la French Tech garde le cap, l’année 2017 devrait totaliser 716 deals pour un peu moins de 3,5 milliards de dollars, ce qui représenterait une hausse de près de 40 %, un record.

Concrètement, le premier trimestre 2017 a été particulièrement dynamique avec 188 deals, contre 150 au 3e trimestre 2016 (considéré comme une période faste pour la French Tech) avec toutefois un montant relativement faible — 495 millions d’euros soit un peu moins que les deux derniers trimestres 2016.

Pour le second trimestre 2017, c’est le contraire que l’on constate. En effet, le nombre de levées de fond a nettement baissé — 167 — alors que les montants ont été multipliés par 3 avec 1,2 milliard d’euros récoltés. Pourquoi ? Les 3 levées de fonds record, à savoir OVH avec 400 millions d’euros, Data4 Group avec 250 millions d’euros et Actility avec 70 millions d’euros, ont été réalisées durant cette période.

La France occupe la troisième marche du podium européen

Malgré cette hausse à tous les niveaux, la France se retrouve encore derrière l’Angleterre et l’Allemagne. La raison ? Les tickets d’entrée sont relativement faibles dans l’Hexagone, 7,3 millions d’euros contre 8,7 millions outre-Manche et 9,7 millions outre-Rhin. Par ailleurs, les principaux adversaires de l’Hexagone ont réalisé de nombreux deals de plus de 100 millions d’euros.

Aussi, malgré un nombre important d’opérations par rapport à l’Allemagne – 355 contre 232 –  la France occupe encore la troisième place du podium. Soulignons toutefois qu’au deuxième trimestre, la French Tech a largement battu ses pairs allemands à tous les niveaux. Exactement : 188 levées de fonds pour un montant de 1,2 milliard d’euros contre 112 opérations pour un total de 1,1 milliard d’euros.

Derrière ce gros succès de la French Tech, le dynamisme de Paris. En effet, la capitale à elle seule a enregistré près de 81 deals pour un montant de 757 millions de dollars. L’ouverture de la station F, le plus grand campus de startups au monde, en est la principale raison. Selon Sheryl Sandberg, Chief Operating Officer, Facebook « Paris a toujours été la ville d’où émergeaient les nouvelles idées, où les personnes venaient pour ouvrir de nouveaux marchés et faire de nouvelles choses ».

Les startups de série A séduisent les investisseurs

Malgré une baisse de 62 % des deals au 2e trimestre — 800 000 dollars contre 1,1 million de dollars au 1er trimestre 2017 —, les startups en phase de lancement ont la préférence des investisseurs et des incubateurs. La preuve, les grandes entreprises comme MAIF, les incubateurs comme Paris & Co Leads ainsi que les investisseurs comme BpiFrance (20 deals) et Idinvest (5 deals) ont investi dans ces jeunes pousses à hauteur de 80 % malgré une légère baisse de participation des entreprises.

Concernant les secteurs d’activité, l’internet des objets prend largement la tête avec 62 % des deals réalisés au 1er trimestre et 68 % au second trimestre grâce notamment à Actility. Dans le détail, les startups de l’internet ont levé 631 millions d’euros à travers 231 opérations au 1er trimestre, 178 deals pour un montant de 557 millions d’euros au 2e trimestre.

Avec 24 % des opérations au 1er trimestre et 11 % au second trimestre, l’informatique occupe la deuxième place. Les secteurs du logiciel, du mobile et des télécommunications, de l’électronique et de l’industrie ferment le top 5 des French Tech qui ont réalisé les plus grosses levées de fonds en 2017. Notons que les startups de marketplace — avec 14 deals pour 20 millions d’euros au second trimestre 2017et des ressources humaines commencent à sortir leur épingle du jeu.

La French Tech avance lentement mais surement par rapport à ses principaux adversaires. Toutefois, l’Hexagone a un avantage. Les investisseurs ont confiance aux jeunes pousses françaises malgré les rachats successifs. 

 

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