Après un premier closing à 70 millions d’euros, Truffle Capital est à mi-chemin de réaliser ses objectifs fixés à 150 millions d’euros. Une première levée de fonds destinée à créer et à accompagner 12 à 15 fintechs et insurtechs françaises et européennes jusqu’à leur maturité.

Truffle capital soutenu par les investisseurs

En juin 2015, Truffle Capital lance son incubateur fintech, le premier de ce genre en France. Depuis, il a accueilli 8 fintechs dont trois ont été revendues avec un taux de rentabilité interne plus qu’intéressant (55 % pour Crédit.fr, NDLR). Avec ce premier closing, la société de gestion renforce sa volonté d’accompagner. Et de soutenir les jeunes pousses les plus innovantes à travers son fonds Truffle Financial Innovation Fund.

Cette première levée de fonds a vu la participation conséquente du groupe BPCE, ainsi que d’autres institutionnels Français et des family offices. Leur but ? Mener une politique de veille technologique pour suivre de près les fintechs et les insurtechs les plus innovantes. Pour le reste, Truffle Capital espère convaincre des investisseurs français et internationaux. D’ailleurs, des discussions sont en cours. « Nous voulons attirer des investisseurs internationaux et capter plus de technologies à l’étranger » a annoncé Bernard-Louis Roques, cofondateur et Directeur généraux de Truffle Capital.

Un fonds institutionnel ouvert à plusieurs domaines

Concrètement, cette première levée de fonds servira à lancer et à accompagner des startups des domaines du crédit, de la dette, du scoring, de la sécurité des transactions, de l’asset management. Mais aussi, du paiement, de l’onboarding et de l’assurance qui utilisent l’intelligence artificielle, le machine learning, la blockchain, le big data et la cybersécurité. « Nous allons prendre des technologies dans des laboratoires, des universités ou encore des entreprises, et nous les associerons à des entrepreneurs pour créer des sociétés from scratch », continue Bernard-Louis Roques.

L’investissement initial sera de l’ordre de 2 millions d’euros. Si la startup rencontre le succès attendu, trois options sont envisageables. Soit la société de gestion investit plus, jusqu’à 10 à 15 millions d’euros. Soit son capital est ouvert à d’autres investisseurs, soit elle est revendue.

Pour sélectionner les fintechs, le fonds Truffle Financial Innovation Fund s’appuie sur les compétences de l’équipe de Truffle Capital. Reconnue pour sa forte expertise dans le domaine de la fintech et de l’insurtech, la société de gestion a été la première à soutenir les jeunes pousses dans la digitalisation des services financiers.

MoneyTrack, le premier bébé de Truffle Financial Innovation Fund

Aussitôt le premier closing annoncé, une première startup est déjà lancée. Il s’agit de MoneyTrack. C’est une jeune pousse créée par l’INRIA, le Pôle Universitaire Léonard de Vinci, le cabinet Keyrus, le logiciel libre Ocaml Pro et Wizypay. Cette dernière est une startup spécialisée dans la carte cadeau.

Pour l’heure, la startup basée sur la technologie blockchain est en phase bêta. Elle travaille sur les marchés du chèque cadeau et de l’assurance. À terme, elle ambitionne de sécuriser des moyens de paiement utilisés dans la consommation dirigée. Notamment en mettant en place des smart contract de paiement entre les différents maillons d’une chaine de production.

Truffle Capital, que réserve 2018 ?

Au cours de l’année, la société de gestion espère fermer son second closing à 150 millions d’euros. Un montant qui lui permettra d’allouer à ses protégés 10 à 15 millions d’euros. Après quoi, une deuxième levée de fonds d’un montant de 200 millions d’euros sera programmée. Et ce, sous la direction de Philippe Pouletty. Ce deuxième tour de table concernera le medtech.

Au 31 décembre 2018, Truffle Capital vise le milliard d’euros sous gestion. Soit 250 millions d’euros de plus qu’à la fin de l’année 2016.

Truffle Capital a ouvert la voie aux fonds d’investissement. Grâce à elle et à ses paires, les fintechs et les insurtechs les plus innovantes pourront atteindre leurs objectifs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *