Vous avez besoin de repenser la répartition du capital de votre entreprise ? Jean-David Bar, co-fondateur de WE DO GOOD, leader Français des levées de fonds en royalties, vous dit comment son expérience personnelle lui a permis de concevoir une nouvelle solution simple et innovante pour reprendre le contrôle de son entreprise.

Pour quelle raison avez-vous senti le besoin de revoir la structuration du capital de votre entreprise ?

A la base, j’avais pensé WE DO GOOD comme une entreprise ouverte et collaborative et j’étais fier de la partager avec tous ceux qui y ont contribué, d’une façon ou d’une autre. Cela me semblait correspondre à ma vision des choses. Ce qui est assez étonnant car le but de WE DO GOOD était de concevoir un nouveau modèle de financement plus simple, accessible et non-dilutif pour les entrepreneurs. C’est clairement le cliché du cordonnier mal chaussé, je n’avais pas fait le lien entre les deux au tout début !

Bref, comme la majorité des entrepreneurs, on se rend compte assez vite que la maîtrise du capital est un vrai sujet si on veut avancer efficacement, aller chercher d’autres financements et garder ses valeurs et sa vision au sein de son entreprise. Dans mon cas,  c’est en voulant faire partie du Réseau Entreprendre que j’ai eu un déclic : on devait résoudre la question de la répartition du capital pour finaliser notre candidature.

 

Et quelles étaient les solutions envisageables ?

Dans ce type de cas, le plus commun c’est de proposer de racheter les parts des investisseurs love-money. Mais, comme beaucoup de start-up, nous n’avions pas la trésorerie pour pouvoir proposer des prix de rachat corrects. Comme nous avions déjà fait une levée de fonds en royalties pour WE DO GOOD et que certains des investisseurs concernés par la restructuration du capital étaient aussi des investisseurs en royalties, nous avons eu l’idée de leur proposer de sortir du capital en échange de nouveaux contrats de royalties. Et du coup, pourquoi pas le proposer à tout le monde ?

 

Comment cela a-t-il été accueilli par vos investisseurs ?

Nos investisseurs nous suivent depuis un petit moment, ils avaient donc déjà bien compris l’intérêt des royalties : cela leur permet de rester intéressés à la réussite tout en gagnant en liquidité avec les versements trimestriels de royalties. C’est souvent perçu comme étant plus concret et impliquant que le fait d‘avoir des parts d’une entreprise !

Par ailleurs, même si la famille et les amis sont contents de nous soutenir au départ, c’est rare qu’ils aient l’envie ou la disponibilité pour s’impliquer vraiment dans le développement de l’entreprise ou de participer aux assemblées générales.

Enfin, pour ceux qui étaient plus proches du coeur de l’activité, c’était aussi un moyen de leur proposer une sortie progressive plutôt qu’une rupture brutale, ce qui est souvent source de tensions importantes, voire de fin prématurée pour certaines start-up.

 

Et aujourd’hui, où en êtes-vous ?

Aujourd’hui, la moitié des investisseurs a préféré changer ses parts en contrats de royalties et nous avons commencé les versements il y a 6 mois. Nous avons aussi clarifié la situation au niveau comptable et administratif, car notre démarche était assez inédite, notamment auprès de la direction générale des impôts ! Et, surtout, nous avons décidé de partager ce retour d’expérience et de le formaliser, afin de pouvoir en faire bénéficier d’autres start-up se retrouvant dans des situations similaires.

 

Vous parlez d’une nouvelle offre à destination des start-up, c’est ça ?

Oui, exactement. Chez WE DO GOOD notre valeur ajoutée va au-delà du financement. Elle est dans l’expertise et les outils que nous avons construit autour des contrats de royalties et qui peuvent être exploités de différentes manières.

Aujourd’hui nous proposons donc plusieurs formules de financement, mais aussi des prestations liées aux royalties, dont un outil pour la reprise du capital pour les entrepreneurs, que vous pouvez découvrir en ligne. Nous avons déjà quelques potentiels clients et nous sommes en train de construire le modèle économique avec eux.

Notre avantage c’est que nous sommes des entrepreneurs nous-mêmes et nous travaillons au quotidien avec des entrepreneurs sur des relations de longue durée (5 ans après la levée de fonds). Nous connaissons donc très bien leurs besoins et les innovations financières que nous avons construites ont été bâties avec eux.